L’Islam : massacre des chiites, réalité inédite sur Massoud

Ahmad Shah (Chah) Massoud est-il un super-héro ou un candidat légitime pour le prix Nobel de la paix ?

Beaucoup d’entre vous n’ont pas connaissance de cette personne et la considèrent comme un super-héro.
Mais les chiites hazaras d’Afghanistan vous dénoncent une triste réalité sur cette dernière :
Il s’agit d’un criminel ayant participé dans une guerre civile contre les chiites à Kaboul, avant que les forces de talibans occupent la capitale afghane.


Un des événements tragiques dans les guerres civiles d’Afghanistan se déroulant en février 1993 dans un quartier nommé « Afshar » à l’ouest de la ville de Kaboul, la capitale afghane au cours duquel des centaines de civils chiites hazaras ont été massacrés par les forces gouvernementales.


Le district d’Afshar se situe aux pieds des montagnes d’Afshar et comporte une grande partie de l’ouest de la capitale. Le Pôle Technique de Kaboul et l’institut des études sociales qui ont été choisis comme la base de commandement par les forces du parti chiite de l’Unité islamique après leur entrée à la ville de Kaboul, se situent dans ce district dont les montagnes d’Afshar sont comme une protection.
A 1h00 du matin du 11 février 1993, le moment où les habitants d’Afshar dormaient encore, l’institut des études sociales a été attaqué de trois angles. De l’ouest, par les forces du parti sunnite de l’Union islamique, dirigé par Sayyaf, du nord et sud par les forces gouvernementales en bénéficiant de la collaboration de certains traîtres dans le parti chiite de l’Unité islamique. Ils ont envahi le district, et ont ensuite procédé au massacre, à la persécution des civils, à la destruction des maisons et à l’arrestation des jeunes filles et garçons. L’info sur ces actes de crimes a été le jour même diffusée dans la ville de Kaboul et le lendemain dans le monde entier. Selon les rapports faits à ce propos, plus de 700 chiites hazaras ont été massacré. Un an plus tard, lors que le parti chiite de l’Unité islamique a repris le contrôle de ce district, ils ont découvert quelques charniers dans lesquels l’on a trouvé des centaines de morts.

Ce massacre a été condamné par les pays voisins et les organisations internationales. Mais ses auteurs ( responsables) n’ont jamais été condamné ou arrêtés ou poursuivis. Bien que Rabbani, le président de l’époque, a personnellement condamné ce massacre en tant qu’erreur commise dans son gouvernement, seuls, ses Soldats de première classe ont été reconnus comme responsables de ces crimes.

Rabbanî et Ahmad Shah Massoud

Le 22/11/1371 hégirien solaire coïncidant le 11 février 1993 grégorien, la tragédie d’Afshar a été subie par les habitants de ce district, alors qu’elle s’inscrit parmi les plus catastrophiques et sanglantes atrocités dans l’histoire d’Afghanistan contemporaine.
Cette tragédie triste qui a été perpétrée par Ahmad Shah Massoud, le chef du conseil de surveillance, Abdorrab Rassoul Sayyaf, le guide du groupe d’Union islamique, Muhammad Qassim Fahim, le chef de service cachet du gouvernement de Rabbani, Docteur Abdullah Abdullah, le chef du bureau du ministère de la défense nationale, Youness Qanoni, le commandant général de la garnison de Kaboul, Bismillah Muhammadi, le responsable et le commandant de l’aéroport militaire de Bagram, Seyyed Hussein Anvari le chef du conseil central du parti Mouvement islamique dirigé par cheikh Assef Mohsseni, » pour exterminer une partie de la population afghane de l’ethnie hazarah, est enregistrée dans la mémoire historique d’Afghanistan en tant que crime explicite contre l’humanité dont les auteurs n’ont jamais été poursuivis et condamnés pour leur crime.


La nuit du 11 février, Afshar a été bombardé massivement par l’armée du gouvernement de Rabbani et de ses alliés et jusqu’au lendemain s’est transformé en un cimetière de ses habitants.
Selon une étude, durant cette nuit, des centaines de personnes, y compris des enfants, des femmes et des personnes âgées ont été mutilées par les forces du conseil de surveillance ( dirigé par Ahmad Shah Massoud), de l’Union islamique de Sayyaf et du mouvement islamique de cheikh Assef Mohsseni. En outre, ils ont égorgé des jeunes et découpé les seins des femmes.
L’histoire témoigne des exemples de ce massacre dans ses autres pages, comme le massacre des hazaras par les talibans dans la ville de Mazar Sharif etc, mais à Afshar, à part le massacre, ils ont violé des femmes et des enfants.

Les balles qui ont été tirées sur les chiites innocents d’Afshar, ont été tirées au nom de l’islam et au nom du djihad.
Ahmad Shah Massoud a été le commandant de l’opération d’Afshar. C’est donc lui l’auteur principal de l’invasion.

Abdul Ali Mazârî, le chef du parti de l’unité islamique d’Afghanistan


L’invasion d’Afshar en février 1993 a été, la plus grande opération menée par l’Etat islamique jusqu’à cette époque, par laquelle, les moudjahidin voulaient atteindre deux objectifs stratégiques :

1-Occuper les bases militaires du parti chiite de l’Unité islamique et interpeller leur guide (Abdul Ali Mazârî).

2- L’Etat islamique voulait prendre le contrôle de la capitale entière.


La localisation stratégique de Kaboul de l’époque justifiait ces deux buts et les forces qui ont participé dans cette opération de massacre, dépendaient tous au ministère de la défense de l’Etat islamique d’Afghanistan dont Ahmad Shah Massoud était le ministre.
La base militaire d’Ahmad Shah Massoud, se situant à un carrefour, nommé « Karté Parwan » à 2/5 km de la base militaire du parti de l’Unité islamique, était aussi le centre de commandement de l’opération.
Cette base a fourni toutes les armes lourdes et légères, les systèmes de communications téléphoniques, et les tanks pour effectuer l’opération.
Après l’opération : Ahmad Shah Massoud a dit : « nous avons combattu Mazari ( le guide des chiites afghans) pour lutter contre l’influence de l’Iran dans notre pays. L’Iran doit savoir qu’ici ne peut pas devenir un autre « sud du Liban » ( il vise le Hezbollah). Malgré cette ingratitude de Massoud envers l’Iran, celle-ci a toujours continué à le soutenir après ce crime de guerre.

Photo de Massoud et Soleimani, preuve que l’Iran a toujours continué à soutenir Massoud.

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1 Comment

  1. Salam,
    Si L’Iran a soutenu Massoud c’est pour pouvoir faire face aux talibans et aux américains qui ont tué et qui continuent à tuer des chiites.

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