L’ambiguïté : Pourquoi l’Imam Ali (psl) n’a pas défendu sa femme lors qu’Omar l’agressa?

L’ambiguïté des sunnites omarites pour mettre les chiites en question : pourquoi l’Imam Ali (psl), surnommé  lion victorieux d’Allah, qui a enlevé avec une main,  la grande porte du château de Khaybar, n’a fait aucune réaction face au passage au tabac de son épouse par Omar ?

sunnisme.net / L’ambiguïté des sunnites omarites pour mettre les chiites en question : pourquoi l’Imam Ali (psl), surnommé lion victorieux d’Allah, qui a enlevé avec une main, la grande porte du château de Khaybar, n’a fait aucune réaction face au passage au tabac de son épouse par Omar ?

sunnisme.net / L’ambiguïté des sunnites omarites pour mettre les chiites en question : pourquoi l’Imam Ali (psl), surnommé lion victorieux d’Allah, qui a enlevé avec une main, la grande porte du château de Khaybar, n’a fait aucune réaction face au passage au tabac de son épouse par Omar ?

 

L’analyse et la réfutation :

Une des importantes ambiguïtés des wahhabites pour faire face à l’Islam véridique via la provocation des sentiments des gens c’est de dire que pourquoi le Maître des croyants (psl) n’a pas défendu sa femme lors que cette dernière  fut (tabassée) par Omar ? N’est-ce pas qu’il était le lion victorieux d’Allah et l’héro de son temps ?

Les savants chiites ont à travers l’histoire, réfuté par plusieurs arguments cette ambiguïté créée par les fidèles sectaires d’Omarisme dont nous vous citons quelques exemples :

1-La riposte de l’Imam Ali (psl) à Omar :

Le Maître des croyants, l’Imam Ali (psl) a immédiatement réagi lors que les mécréants ont voulu agresser son épouse, il a affronté Omar, l’a jeté par terre et lui a donné des coups de poing au visage et cou. Mais comme il était par l’ordre divin tenu de patienter, l’a ensuite lâché et a repris la patience afin d’obéir à l’ordre du Prophète (sawaws).

Il a de cette façon montré que s’il n’était pas obligé de patienter par l’ordre divin, personne n’oserait penser agresser Fatimah Zahra (a’s). Mais nous devons savoir que l’Imam Ali (psl) était toujours soumis à Allah.

Solaym Ibn Qays Hilalî, un des partisans de l’Imam Ali (psl) a rapporté dans son livre :

« Omar demanda le feu et le mit sur la porte de la maison (là où même l’ange Gabriel n’entrait pas sans permission). Ensuite il la poussa, ouvrit et  entra à la maison.

Fatimah vint vers Omar en criant : ‘’ô mon père, ô le Prophète d’Allah(sawaws) !’’

Omar  prit son épée en fourreau et  frappa Fatimah sur son côté. Fatimah  cria : ‘’ô mon père.’’

Omar  prit cette fois-ci le fouet et frappa le coude de Fatimah. Fatimah cria : ô le messager d’Allah, quel mal nous  font Abubakr et Omar après toi !

L’Imam Ali se leva tout à coup et tint  le cou d’Omar, le tira et jeta fortement par terre et lui  donna des coups de poing sur le nez et le cou et voulut l’assassiner, mais à ce moment-là se souvint du testament du Prophète (sawaws) et dit donc à Omar : ô fils de Sahhak, par celui qui a élu Muhammad en prophétie, si ce n’était pas écrit par Allah et la promesse entre moi et son Prophète (sawaws), tu saurais que tu ne pourrais pas entrer dans ma demeure. »

Le livre de Solaym Ibn Qays Hilalî, page 568.

 

وَدَعَا عُمَرُ بِالنَّارِ فَأَضْرَمَهَا فِي الْبَابِ ثُمَّ دَفَعَهُ فَدَخَلَ فَاسْتَقْبَلَتْهُ فَاطِمَةُ عليه السلام وَصَاحَتْ يَا أَبَتَاهْ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَرَفَعَ عُمَرُ السَّيْفَ وَهُوَ فِي غِمْدِهِ فَوَجَأَ بِهِ جَنْبَهَا فَصَرَخَتْ يَا أَبَتَاهْ فَرَفَعَ السَّوْطَ فَضَرَبَ بِهِ ذِرَاعَهَا فَنَادَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَبِئْسَ مَا خَلَّفَكَ أَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ.

فَوَثَبَ عَلِيٌّ (عليه السلام) فَأَخَذَ بِتَلابِيبِهِ ثُمَّ نَتَرَهُ فَصَرَعَهُ وَوَجَأَ أَنْفَهُ وَرَقَبَتَهُ وَهَمَّ بِقَتْلِهِ فَذَكَرَ قَوْلَ رَسُولِ اللَّهِ (صلي الله عليه وآله) وَمَا أَوْصَاهُ بِهِ فَقَالَ وَالَّذِي كَرَّمَ مُحَمَّداً بِالنُّبُوَّةِ يَا ابْنَ صُهَاكَ لَوْ لا كِتابٌ مِنَ اللَّهِ سَبَقَ وَعَهْدٌ عَهِدَهُ إِلَيَّ رَسُولُ اللَّهِ (صلي الله عليه وآله) لَعَلِمْتَ أَنَّكَ لا تَدْخُلُ بَيْتِي.

الهلالي، سليم بن قيس (متوفاي80هـ)، كتاب سليم بن قيس الهلالي، ص568، ناشر: انتشارات هادى‏ ـ قم‏، الطبعة الأولي، 1405هـ

 

 

Alouci, le fameux exégète sunnite rapporte par les sources chiites :

« Omar se mit en colère et  brûla la porte de la demeure d’Ali (psl) et y  entra. Fatimah Zahra vint vers Omar en criant : ô mon père, ô le messager d’Allah !

Omar prit son épée avec son fourreau et frappa  Fatimah sur son côté et donna des coups de fouet à son bras.

Fatimah  cria : ô Mon père !

 L’Imam Ali se leva tout à coup  et tint le cou d’Omar, le tira et jeta sur le sol et lui  donna des coups de poing sur le nez et le cou. »

Source sunnite :

L’exégèse de Rûh ûl-Ma’ânî, tome 3, page 124.

 

sunnisme.net / L’exégèse de Rûh ûl-Maânî, tome 3, page 124.

sunnisme.net / L’exégèse de Rûh ûl-Maânî, tome 3, page 124.

 

أنه لما يجب على غضب عمر وأضرم النار بباب على وأحرقه ودخل فاستقبلته فاطمة وصاحت يا أبتاه ويا رسول الله فرفع عمر السيف وهو فى غمده فوجأ به جنبها المبارك ورفع السوط فضرب به ضرعها فصاحت يا أبتاه فأخذ على بتلابيب عمر وهزه ووجأ أنفه ورقبته

الآلوسي البغدادي، العلامة أبي الفضل شهاب الدين السيد محمود (متوفاي1270هـ)، روح المعاني في تفسير القرآن العظيم والسبع المثاني، ج3، ص124، ناشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت

 

 

2-Soumission au testament du Prophète (sawaws) :

L’Imam Ali (psl) a toujours été soumis et obéissant absolu aux ordres divins et ce qui le poussait à réagir et riposter face au mal, ce n’était que les ordres divins et il n’a jamais réagi par la haine, la colère, le désire et les intérêts personnels.

Il était tenu par l’ordre d’Allah et son prophète (sawaws) de patienter face aux énormes malheurs et tragédies de ce bas monde et c’est pourquoi il n’a pas mis la main à l’épée.

Sayyed Radhî eddin al-Moussawî a écrit dans son livre (Khassâés ûl-Aîmmah) :

« L’Imam Kâdhim (psl) a dit : j’ai demandé à mon père : après la reprise de la conscience du Prophète (sawaws), qu’est ce qui s’est passé ? Il a dit : les femmes sont entrées et ont commencé à le pleurer. Les Mouhajirins et les Ansars l’ont entouré et lui présentaient leurs chagrins et tristesses. Ali (psl) a dit : ils m’ont appelé, je suis venu auprès du Prophète (sawaws), et il m’a dit : (excepté Toi),  ces gens m’abandonneront et s’occuperont de leur vie. Tu es comme La Kaaba de ce peuple qu’a désignée Dieu pour que les gens viennent de loin vers Toi, parce que tu es comme la bannière de la guidance et la lumière de la religion et elle est la lumière d’Allah …  Alors lors que je serai mort et que tu auras terminé d’appliquer mes testaments et mes funérailles, reste dans ta demeure et compile le coran selon les obligations, les décrets et dans l’ordre chronologique de la révélation, comme je te l’ai testé. Je te conseille de patienter face à ce que ce peuple fera avec Toi et Fatimah, patiente jusqu’à ce que Tu me rejoignes. »

 

Sources islamiques :

Khassâés ûl-Aîmmah, page 73

Bihar ûl-Anwâr, tome 22, page 484

 

أَبُو الْحَسَنِ فَقُلْتُ لِأَبِي فَمَا كَانَ بَعْدَ إِفَاقَتِهِ قَالَ دَخَلَ عَلَيْهِ النِّسَاءُ يَبْكِينَ وَارْتَفَعَتِ الْأَصْوَاتُ وَضَجَّ النَّاسُ بِالْبَابِ مِنَ الْمُهَاجِرِينَ وَالْأَنْصَارِ فَبَيْنَا هُمْ كَذَلِكَ إِذْ نُودِيَ أَيْنَ عَلِيٌّ فَأَقْبَلَ حَتَّى دَخَلَ عَلَيْهِ قَالَ عَلِيٌّ (عليه السلام) فَانْكَبَبْتُ عَلَيْهِ فَقَالَ يَا أَخِي… أَنَّ الْقَوْمَ سَيَشْغَلُهُمْ عَنِّي مَا يَشْغَلُهُمْ فَإِنَّمَا مَثَلُكَ فِي الْأُمَّةِ مَثَلُ الْكَعْبَةِ نَصَبَهَا اللَّهُ لِلنَّاسِ عَلَماً وَإِنَّمَا تُؤْتَى مِنْ كُلِّ فَجٍّ عَمِيقٍ وَنَأْيٍ سَحِيقٍ وَلَا تَأْتِي وَإِنَّمَا أَنْتَ عَلَمُ الْهُدَى وَنُورُ الدِّينِ وَهُوَ نُورُ اللَّهِ يَا أَخِي وَالَّذِي بَعَثَنِي بِالْحَقِّ لَقَدْ قَدَّمْتُ إِلَيْهِمْ بِالْوَعِيدِ بَعْدَ أَنْ أَخْبَرْتُهُمْ رَجُلًا رَجُلًا مَا افْتَرَضَ اللَّهُ عَلَيْهِمْ مِنْ حَقِّكَ وَأَلْزَمَهُمْ مِنْ طَاعَتِكَ وَكُلٌّ أَجَابَ وَسَلَّمَ إِلَيْكَ الْأَمْرَ وَإِنِّي لَأَعْلَمُ خِلَافَ قَوْلِهِمْ فَإِذَا قُبِضْتُ وَفَرَغْتَ مِنْ جَمِيعِ مَا أُوصِيكَ بِهِ وَغَيَّبْتَنِي فِي قَبْرِي فَالْزَمْ بَيْتَكَ وَاجْمَعِ الْقُرْآنَ عَلَى تَأْلِيفِهِ وَالْفَرَائِضَ وَالْأَحْكَامَ عَلَى تَنْزِيلِهِ ثُمَّ امْضِ [ذَلِكَ‏] عَلَى غير لائمة [عَزَائِمِهِ وَ] عَلَى مَا أَمَرْتُكَ بِهِ وَعَلَيْكَ بِالصَّبْرِ عَلَى مَا يَنْزِلُ بِكَ وَبِهَا [يعني بفاطمة] حَتَّى تَقْدَمُوا عَلَيَّ.

 

الشريف الرضي، أبي الحسن محمد بن الحسين بن موسى الموسوي البغدادي (متوفاي406هـ) خصائص‏الأئمة (عليهم السلام)، ص73، تحقيق وتعليق: الدكتور محمد هادي الأميني، ناشر: مجمع البحوث الإسلامية الآستانة الرضوية المقدسة مشهد – إيران، 1406هـ

المجلسي، محمد باقر (متوفاي 1111هـ)، بحار الأنوار، ج 22، ص 484، تحقيق: محمد الباقر البهبودي، ناشر: مؤسسة الوفاء – بيروت – لبنان، الطبعة: الثانية المصححة، 1403 – 1983 م.

 

 

 

Dans un autre récit Solaym Ibn Qays Hilâlî rapporte :

« Le Prophète (sawaws) a regardé Fatimah, son mari et leurs deux enfants et a dit : ô Salman, je prends Allah en témoin, ceux qui sont en guerre contre eux,  sont  en guerre contre Moi, et ceux qui sont en paix avec eux, sont en paix avec Moi, sachez qu’ils sont avec Moi au paradis.

Ensuite il a dit à Ali (psl) : ô Ali,  bientôt après mon décès,  Qûraysh et ses alliés te feront subir des énormes injustices, si tu trouves des partisans, fais avec tes partisans le jihad contre eux, mais si tu ne trouves pas de soutien, patiente, arrête tes mains et ne te fais pas exterminer par ta propre main. Tu es pour moi comme Haroun l’était pour Moïs, Haroun est un bon model pour Toi qui a dit à son frère Moïs : ce peuple m’a considéré faible et a failli me tuer. »

Solaym Ibn Qays Hilâlî, page 569.

 

ثُمَّ نَظَرَ رَسُولُ اللَّهِ (صلي الله عليه وآله) إِلَى فَاطِمَةَ وَإِلَى بَعْلِهَا وَإِلَى ابْنَيْهَا فَقَالَ يَا سَلْمَانُ أُشْهِدُ اللَّهَ أَنِّي حَرْبٌ لِمَنْ حَارَبَهُمْ وَسِلْمٌ لِمَنْ سَالَمَهُمْ أَمَا إِنَّهُمْ مَعِي فِي الْجَنَّةِ ثُمَّ أَقْبَلَ النَّبِيُّ (صلي الله عليه وآله) عَلَى عَلِيٍّ (عليه السلام) فَقَالَ يَا عَلِيُّ إِنَّكَ سَتَلْقَى [بَعْدِي‏] مِنْ قُرَيْشٍ شِدَّةً مِنْ تَظَاهُرِهِمْ عَلَيْكَ وَظُلْمِهِمْ لَكَ فَإِنْ وَجَدْتَ أَعْوَاناً [عَلَيْهِمْ‏] فَجَاهِدْهُمْ وَقَاتِلْ مَنْ خَالَفَكَ بِمَنْ وَافَقَكَ فَإِنْ لَمْ تَجِدْ أَعْوَاناً فَاصْبِرْ وَكُفَّ يَدَكَ وَلا تُلْقِ بِيَدِكَ إِلَى التَّهْلُكَةِ فَإِنَّكَ [مِنِّي‏] بِمَنْزِلَةِ هَارُونَ مِنْ مُوسَى وَلَكَ بِهَارُونَ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ إِنَّهُ قَالَ لِأَخِيهِ مُوسَى إِنَّ الْقَوْمَ اسْتَضْعَفُونِي وَ كادُوا يَقْتُلُونَنِي‏.

 

الهلالي، سليم بن قيس (متوفاي80هـ)، كتاب سليم بن قيس الهلالي، ص569، ناشر: انتشارات هادى‏ ـ قم‏، الطبعة الأولي، 1405هـ.

 

 

 

Il y a énormément de récits  à ce propos et nous ne pouvons pas tout citer dans ce petit article et vous en rapportons juste quelques-uns.

 

Qui pouvait réussir cette difficile épreuve divine, à part Haydar Karrâr (psl) ?

 

Nous ne pouvons connaître la valeur et la sagesse de cette patience de l’Imam Ali (psl), que seulement quand nous savons qu’Il est celui qui dans les combats comme un lion attaquait et exterminait les héros invincibles de l’armée des ennemis tel qu’Amr Ibn Abdowod.

 

Un jour sur l’ordre de Dieu, Il terrifie et extermine les ennemis  par son épée (Dhol Fiqâr) afin de défendre l’Islam, mais un autre jour par le commandement du même Dieu (Seul et Unique), Il garde son épée en fourreau afin de préserver le vrai Islam (chiisme) et les vrais musulmans.

 

3-L’éventualité de la possibilité du martyre de Fatimah Zahra (a’s) :

La défense de son honneur est quelque chose qui est dans la nature de tous les êtres humains. Mais si quelqu’un de sage sait que le but de l’ennemi via cette attaque barbare est de le faire réagir afin d’arriver à un résultat plus grave et maléfique, par la sagesse il se maîtrise pour que l’ennemi ne puisse pas arriver à son objectif final.

 

L’objectif diabolique des attaqueurs à la maison de la révélation n’a été autre chose que de provoquer l’Imam Ali (psl) à la révolte, afin de faire croire que le Maître des croyants (psl) était prêt à tuer les gens pour acquérir le pouvoir de ce bas monde et à cause de ce désir pour pouvoir il a fait tuer sa femme, la fille du Messager d’Allah, que ce dernier lui avait confiée.

 

Si l’Imam Ali (psl) avait réagi en les combattants dans sa propre maison, il aurait été tout à fait possible qu’à ce moment-là, Fatimah (a’s) tombe en martyre.

Si c’était le cas, aujourd’hui les nawassibs diraient : Ali (psl) n’était pas un homme sage,  et méritant de diriger le peuple musulman, car il  a causé la mort de  sa femme juste pour arriver au pouvoir de ce bas monde.

C’est ce qu’ils ont fait avec Ammâr, un des meilleurs partisans de l’Imam Ali (psl).

En effet lors de la construction de la mosquée de Médine, Ammâr portait à chaque fois deux briques, contrairement aux autres qui portaient une seul brique.  Le Prophète (sawaws) le vit et enleva avec ses mains, des particules de poussière qui étaient sur le visage d’Ammâr et dit :

Bukhârî rapporta dans son Sahih que le Messager d’Allah (sawaws) dit :
« Quel sort frappera ‘Ammâr ! C’est le groupe des injustes qui le tuera… 
‘Ammâr les appellera au bien, tandis qu’eux l’appelleront au feu. »
Sources sunnites :
Sahih Bukhârî, Hadiths N°447 & 2812
‘Omdat ul-Qârî, tome 14, page 109

Sîyar ‘Alâm un-Nubalâ, tome 1, page 420

وَقَالَ: «وَيْحَ عَمَّارٍ تَقْتُلُهُ الفِئَةُ البَاغِيَةُ، عَمَّارٌ يَدْعُوهُمْ إِلَى اللَّهِ، وَيَدْعُونَهُ إِلَى النَّارِ»

sahih bûkhari hadith N° 2812

sahih bûkhari hadith N° 2812

 

وَيْحَ عَمَّارٍ تَقْتُلُهُ الْفِئَةُ الْبَاغِيَةُ، يَدْعُوهُمْ إِلَى الْجَنَّةِ، وَيَدْعُونَهُ إِلَى النَّار.

 

البخاري الجعفي، محمد بن إسماعيل أبو عبدالله (متوفاي256هـ)، صحيح البخاري، ج 1، ص172، ح436، كتاب الصلاة، بَاب التَّعَاوُنِ في بِنَاءِ الْمَسْجِدِ، و ج3، ص1035، ح 2812، الجهاد والسير، باب مَسْحِ الْغُبَارِ عَنِ النَّاسِ فِي السَّبِيلِ، تحقيق: د. مصطفى ديب البغا، ناشر: دار ابن كثير، اليمامة – بيروت، الطبعة: الثالثة، 1407هـ – 1987م.

 

Cette parole a été proférée par le Prophète (sawaws) à propos d’Ammâr et tout le monde en était au courant, par ailleurs ce hadith démontrait que Mou’awiya et ses partisans étaient ce groupe oppresseur, par conséquent lors que Mou’awiya eut la nouvelle du martyre d’Ammâr et  sut que cela avait choqué la communauté parce que celle-ci se rappela du hadith du Prophète (sawaws) à propos du martyre d’Ammâr, il appela Amr ûl-Ass à lui trouver une solution.

Après l’avoir consulté, il propagea le mensonge de « l’assassinat d’Ammâr par l’Imam Ali (psl) » et justifia son accusation en disant que «  c’est  Ali qui été avec Ammâr  au front et qui l’avait envoyé au combat, donc Il est le tueur d’Ammâr. »

Ahmad Hanbal  écrivitt dans son Musnad :

« Abubakr Ibn Muhammad Ibn Amr Ibn Hazm  rapporta qu’il a entendu son père dire : Lors qu’Ammâr Yasser tomba en martyre, j’allai en informer  Amr ul-Ass, et lui dire que le Prophète (sawaws) nous avait informés de ce meurtre par un groupe oppresseur. Amr ûl-Ass s’attrista et se rendit auprès de Mou’awiya en disant : ‘’Lâ Hawla Wa La Qûwwata Illâ Billah’’. Mou’awiya lui  demanda ce qui s’était passé.

Il lui répondit : Ammâr a été assassiné.

Mou’awiya lui dit : Il a été assassiné, qu’est-ce qu’il y a de mal ?

Amr lui dit : j’entendis le Messager d’Allah (sawaws) dire : Ammâr sera assassiné par un groupe oppresseur.

Alors Mou’awiya lui dit : Est-ce que  c’est nous qui l’avons  tué ou bien c’est Ali et ses partisans qui l’ont assassiné en l’obligeant de faire la guerre à notre encontre et en le mettant entre nos lances et nos épées ? »

Sources sunnites :

1-Mûsnad d’Ahmad Hanbal, tome 19, pages 316 et 317, Hadith 17813

2-Sonan Kûbrâ de Bayhaqî, tome 8, page 189

3-Siyar Alâm ûn-Nûbalâ, tome 1, pages 420 et 426.

مُحَمَّدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ حَزْمٍ عَنْ أَبِيهِ قَالَ لَمَّا قُتِلَ عَمَّارُ بْنُ يَاسِرٍ دَخَلَ عَمْرُو بْنُ حَزْمٍ عَلَى عَمْرِو بْنِ الْعَاصِ فَقَالَ قُتِلَ عَمَّارٌ وَقَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ تَقْتُلُهُ الْفِئَةُ الْبَاغِيَةُ فَقَامَ عَمْرُو بْنُ الْعَاصِ فَزِعًا يُرَجِّعُ حَتَّى دَخَلَ عَلَى مُعَاوِيَةَ فَقَالَ لَهُ مُعَاوِيَةُ مَا شَأْنُكَ قَالَ قُتِلَ عَمَّارٌ فَقَالَ مُعَاوِيَةُ قَدْ قُتِلَ عَمَّارٌ فَمَاذَا قَالَ عَمْرٌو سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ تَقْتُلُهُ الْفِئَةُ الْبَاغِيَةُ فَقَالَ لَهُ مُعَاوِيَةُ دُحِضْتَ فِي بَوْلِكَ أَوَنَحْنُ قَتَلْنَاهُ إِنَّمَا قَتَلَهُ عَلِيٌّ وَأَصْحَابُهُ جَاءُوا بِهِ حَتَّى أَلْقَوْهُ بَيْنَ رِمَاحِنَا أَوْ قَالَ بَيْنَ سُيُوفِنَا.

الشيباني، أحمد بن حنبل أبو عبدالله (متوفاي241هـ)، مسند أحمد بن حنبل، ج4، ص199، ح 17813، ناشر: مؤسسة قرطبة – مصر؛

البيهقي، أحمد بن الحسين بن علي بن موسى أبو بكر (متوفاي 458هـ)، سنن البيهقي الكبرى، ج8، ص189، ناشر: مكتبة دار الباز – مكة المكرمة، تحقيق: محمد عبد القادر عطا، 1414 – 1994؛

الذهبي، شمس الدين محمد بن أحمد بن عثمان، (متوفاي748هـ)، سير أعلام النبلاء، ج 1، ص 420 و ص 426، تحقيق: شعيب الأرناؤوط، محمد نعيم العرقسوسي، ناشر: مؤسسة الرسالة – بيروت، الطبعة: التاسعة، 1413هـ.

 

sunnisme.net / Mûsnad d’Ahmad Hanbal, tome 19, pages 316 et 317, Hadith 17813

sunnisme.net / Mûsnad d’Ahmad Hanbal, tome 19, pages 316 et 317, Hadith 17813

 

sunnisme.net / Siyar Alâm ûn-Nûbalâ, tome 1, pages 420 et 426.

sunnisme.net / Siyar Alâm ûn-Nûbalâ, tome 1, pages 420 et 426.

 

L’analyse de la véracité du récit :

1-Haythamî a rapporté le récit et a dit à son propos :

« Ahmad l’a rapporté et  ce dernier est fiable »

Source sunnite :

Majma ûz-Zawâéd Wa Mannba ûl-Fawâéd, tome 7, page 345, hadith N° 12049.

 

رواه أحمد وهو ثقة.

الهيثمي، علي بن أبي بكر (متوفاي 807 هـ)، مجمع الزوائد ومنبع الفوائد، ج7، ص345، ناشر: دار الريان للتراث/‏ دار الكتاب العربي – القاهرة، بيروت – 1407هـ.

sunnisme.net / Majma ûz-Zawâéd Wa Mannba ûl-Fawâéd, tome 7, page 345, hadith N° 12049.

sunnisme.net / Majma ûz-Zawâéd Wa Mannba ûl-Fawâéd, tome 7, page 345, hadith N° 12049.

 

2-Hâkim Neyshabûrî l’a rapporté et a dit à son propos : Ce hadith est authentique selon les conditions de Mûslim et Bûkhârî, mais ils ne l’ont pas rapporté de la même façon.

Source sunnite :

Mûstadrak Ala s-Sahihayn, tome 2, page 168, Hadith N° 2663

 

هذا حديث صحيح على شرط الشخين ولم يخرجاه بهذه السياقة.

الحاكم النيسابوري، محمد بن عبدالله أبو عبدالله (متوفاي 405 هـ)، المستدرك على الصحيحين، ج2، ص168، تحقيق: مصطفى عبد القادر طا، ناشر: دار الكتب العلمية – بيروت الطبعة: الأولى، 1411هـ – 1990م.

sunnisme.net / Mûstadrak Ala s-Sahihayn, tome 2, page 168, Hadith N° 2663

sunnisme.net / Mûstadrak Ala s-Sahihayn, tome 2, page 168, Hadith N° 2663

3-Manâwî a rapporté de Qûrtobî :

« Ce hadith est parmi les hadiths les plus solides et authentiques et comme Mou’awiya ne pouvait le dénier, a dit : Ammâr a été assassiné par celui qui l’avait ramené et Ali (psl) lui   a répondu : Dans ce cas-là Hamza aurait été assassiné par le Prophète (sawaws) dans la bataille d’Ohod, car c’était Lui qui l’avait ramené au combat. Ibn Dahiya a dit : Cette riposte de l’Imam Ali (psl)  a été tellement forte de sorte qu’elle n’est  ni réfutable, ni critiquable. »

Source Sunnite:

Faydh ûl-Ghadîr Sharh ûl-Jâmi ûs-Saghîr, tome 6, page 366

 

وهذا الحديث أثبت الأحاديث وأصحّها، ولمّا لم يقدر معاوية على إنكاره قال: إنّما قتله من أخرجه، فأجابه عليّ بأنّ رسول اللّه صلى اللّه عليه وسلم إذن قتل حمزة حين أخرجه.

قال ابن دحية: وهذا من على إلزام مفحم الذي لا جواب عنه، وحجّة لا اعتراض عليها.

 

المناوي، عبد الرؤوف (متوفاي: 1031هـ)، فيض القدير شرح الجامع الصغير، ج 6، ص 366، ناشر: المكتبة التجارية الكبرى – مصر، الطبعة: الأولى، 1356هـ

sunnisme.net / Faydh ûl-Ghadîr Sharh ûl-Jâmi ûs-Saghîr, tome 6, page 366

sunnisme.net / Faydh ûl-Ghadîr Sharh ûl-Jâmi ûs-Saghîr, tome 6, page 366

 

Pourquoi Le Maître des croyants n’a participé dans aucune guerre, à l’époque des califes usurpateurs ?

Il n’y a aucun doute sur le fait que l’Imam Ali (psl) était l’héro le plus courageux de son époque de sorte qu’en entendant son nom, les soi-disant héros de l’armée ennemie n’arrivaient plus à s’endormir.

La preuve en est qu’Omar Ibn Khattâb le maudit a dit :

« par Allah, s’il n’y avait pas l’épée d’Ali (psl), les colonnes de l’Islam ne se déploreraient pas »

Source sunnite :

Sharh Nahj ûl-Balâgha, tome 12, page 82

 

والله لولا سيفه لما قام عمود الاسلام.

 

إبن أبي الحديد المدائني المعتزلي، أبو حامد عز الدين بن هبة الله بن محمد بن محمد (متوفاي655 هـ)، شرح نهج البلاغة، ج 12، ص 51، تحقيق محمد عبد الكريم النمري، ناشر: دار الكتب العلمية – بيروت / لبنان، الطبعة: الأولى، 1418هـ – 1998م.

sunnisme.net / Sharh Nahj ûl-Balâgha, tome 12, page 82

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Le moment où tous les compagnons hypocrites ont abandonné le Prophète (sawaws) dans les batailles d’Ohod et Hûnayn en prenant la fuite. L’Imam Ali (psl) était parmi les seuls à  rester et défendre le Messager d’Allah.

Pourquoi la même personne, Ali (psl) n’a participé dans aucune guerre menée par les califes ?

Celui qui était à l’époque du Prophète (sawaws), toujours le premier  volontaire de participer dans les batailles contre les ennemis de l’Islam et exterminait un par un les soi-disant héros de l’armée ennemie, pourquoi n’est intervenu dans aucune des batailles à l’époque des califes ?

Est-ce qu’il avait perdu son courage ou il ne reconnaissait pas la légitimité des guerres organisées par les usurpateurs ? Ou bien c’était les califes usurpateurs qui ne voulaient pas contrairement à la sunna du Messager d’Allah, bénéficier de la force de l’Imam Ali (psl) ?

 

 

L’Imam Ali (psl) a pris la meilleure décision :

 

L’Imam Ali (psl) avait le choix entre 1-la protection des fondements de l’islam véridique en ne réclamant pas son droit au califat. 2- La guerre contre les usurpateurs ce qui donnait occasion d’exterminer la religion d’Allah, aux autres hypocrites et ennemis de l’islam tels qu’Abu Soufian ou les romains.

L’Imam Ali (psl) a choisi la première option et par ce grand sacrifice a sauvé pour toujours l’Islam en décevant les ennemis de cette religion divine. Bien entendu cette décision était la plus logique.

 

Et Il a dit  (dans 3ème sermon de Nahj ûl-Balâgha) :

 « Je jure par Dieu, sachez qu’Abubakr a revêtis le manteau du califat alors qu’il sait que ma place dans l’état islamique est semblable à celle du pivot d’un moulin autour duquel tournent les pierres. J’ai donc lâché le manteau du califat et me suis mis à l’écart tout en me demandant s’il fallait me soulever seul pour réclamer mon droit ou prendre mon calme en patience dans un tel climat étouffant ? Une ambiance qui rendait les vieux épuisés, les jeunes vieux, et qui faisait souffrir le croyant jusqu’au dernier moment de sa vie. J’ai vu qu’il était plus sage de patienter. Mais j’avais l’impression d’avoir une poutre à l’œil et un os dans la gorge »

 

 

وَطَفِقْتُ أَرْتَئِي بَيْنَ أَنْ أَصُولَ بِيَدٍ جَذَّاءَ أَوْ أَصْبِرَ عَلَى طَخْيَةٍ عَمْيَاءَ. يَهْرَمُ فِيهَا الْكَبِيرُ وَيَشِيبُ فِيهَا الصَّغِيرُ وَيَكْدَحُ فِيهَا مُؤْمِنٌ حَتَّى يَلْقَى رَبَّهُ. فَرَأَيْتُ أَنَّ الصَّبْرَ عَلَى هَاتَا أَحْجَى. فَصَبَرْتُ وَفِي الْعَيْنِ قَذًى وَفِي الْحَلْقِ شَجًا. أَرَى تُرَاثِي نَهْباً.

 

Et  lors qu’Abou Soufian a voulu faire la conspiration en se rendant auprès de l’Imam (psl) et en lui proposant l’allégeance et de déclarer la guerre contre Abubakr, l’Imam Ali (psl) a dit   (5ème sermon de Nahj ûl-Balâgha) :

« O gens ! Fendez les flots de la conspiration avec les barques de sauvetage…

A bien réussi, celui qui vole de ses propres ailes ou se résigne pour servir la paix.
Si je commence à parler (de mon droit usurpé), ils diront que j’aime le pouvoir et si je reste silencieux, ils diront que j’ai peur de la mort.
Mais non ! Après tous ces évènements (leur parole est injuste !)

Par Allah le fils d’Abû Tâlib aime la mort plus qu’un nourrisson aimerait le sein de sa mère ! Mais je suis au courant des événements que si je dénonce, vous vous tremblerez comme  les cordes dans les fossés profondes ! »

أَيُّهَا النَّاسُ شُقُّوا أَمْوَاجَ الْفِتَنِ بِسُفُنِ النَّجَاةِ… أَفْلَحَ مَنْ نَهَضَ بِجَنَاحٍ أَوِ اسْتَسْلَمَ فَأَرَاحَ… فَإِنْ أَقُلْ يَقُولُوا حَرَصَ عَلَى الْمُلْكِ وَإِنْ أَسْكُتْ يَقُولُوا جَزِعَ مِنَ الْمَوْتِ هَيْهَاتَ بَعْدَ اللَّتَيَّا وَالَّتِي وَاللَّهِ لابْنُ أَبِي طَالِبٍ آنَسُ بِالْمَوْتِ مِنَ الطِّفْلِ بِثَدْيِ أُمِّهِ. بَلِ انْدَمَجْتُ عَلَى مَكْنُونِ عِلْمٍ لَوْ بُحْتُ بِهِ لاضْطَرَبْتُمْ اضْطِرَابَ الْأَرْشِيَةِ فِي الطَّوِيِّ الْبَعِيدَةِ.

 

Pourquoi selon les sunnites : « le Prophète (Sallallahu Alayhi wa Âlihi Wa Sallam) n’a pas défendu Somayya et d’autres femmes musulmanes ? »

Le Maître des croyants (Alayhi s-Salam) a choisi l’option de la patience lors de l’attaque des voyous à sa demeure, pour la même raison que le Prophète (Sallallahû Alayhi wa Âlihi wa Sallam) a choisi l’option de la patience lors du martyre de Somayya, la mère d’Ammâr Yasser par les polythéistes.

Ibn Hajar a écrit :

« Sommaya la fille de Khabbât, la mère d’Ammâr est la 7ème personne convertie à l’Islam, Aboujahl la persécutait et frappait par la lance en bas de son ventre jusqu’à ce qu’elle ait été morte. Et elle a été la première martyre en Islam. La famille de Banî Moghayra la torturait en raison de sa conversion en Islam jusqu’à l’assassiner, le Prophète (sawaws) voyait la scène de la persécution d’Ammâr et ses parents par les polythéistes à la Mecque et leur disait : ô la famille de Yâsser, patientez, car le paradis vous est promis. »             

Source sunnite :

Al-Issâbat Fî Tamyîz s-Sahâbat, tome 8, pages 189 & 190, N° 11342

 

 ( 11342 ) سمية بنت خباط… والدة عمار بن ياسر كانت سابعة سبعة في الاسلام عذبها أبو جهل وطعنها في قبلها فماتت فكانت أول شهيدة في الاسلام… عذبها آل بني المغيرة على الاسلام وهي تأبى غيره حتى قتلوها وكان رسول الله صلى الله عليه وسلم يمر بعمار وأمه وأبيه وهم يُعذّبون بالأبطح في رمضاء مكة فيقول صبرا يا آل ياسر موعدكم الجنة.

 

العسقلاني، أحمد بن علي بن حجر أبو الفضل الشافعي، الإصابة في تمييز الصحابة، ج 7، ص 712، تحقيق: علي محمد البجاوي، ناشر: دار الجيل – بيروت، الطبعة: الأولى، 1412 – 1992.

Al-Issâbat Fî Tamyîz s-Sahâbat, tome 8, pages 189 & 190, N° 11342

Al-Issâbat Fî Tamyîz s-Sahâbat, tome 8, pages 189 & 190, N° 11342

 

 

Le Prophète (sawaws) patientait malgré qu’Il voyait un tel mécréant comme Aboujahl torturer l’honneur des musulmans et les inviter aussi à patienter sur le chemin d’Allah.

N’est-ce pas que le Prophète (sawaws) était l’homme le plus courageux du monde, alors pourquoi il n’a pas réagi face au viol de l’honneur des musulmans par Aboujahl ?

N’avez-vous pas lu vos livres qui parlent du moment où votre Idole, Omar persécutait les femmes musulmanes en raison de leur conversion en islam? Pourquoi le Prophète (sawaws) ne réagissait pas de la manière qui vous plait en décapitant Omar Ibn Khattâb?

 

Ibn Hishâm a écrit :

« Abubakr voyait  une esclave convertie de Banî Momil de la famille d’Odday Ibn Ka’b, se faire persécuter par Omar Ibn Khattâb afin d’abandonner l’islam. Et ce dernier était Moushrik(polythéiste). Il l’a torturée jusqu’à la fatigue et lui a dit : si je ne te frappe plus je m’excuse, c’est parce que je suis fatigué. L’esclave lui a répondu : sache qu’Allah fera la même chose avec toi. »

Sources sunnites :

 

1-Sîrat ûn-Nabawîya, tome 2, page 161 édition de Dâr ûl-Jayl Beyrouth.

 

2-Fadhaél ûs-Sahâbat d’Ahmad Hanbal, tome 1, page 120.

 

3-Al-Iktifâ Bimâ Tadhminohû Min Maghâzî Rassoûlillah wa Thalâthat ûl-Khûlafâ, tome 1, page 238.

 

4-Al-Jawharat Fî n-Nabî wa As’haboh ûl-Ashara, tome 1, page 244.

 

5-Ar-Rîyadh ûn-Nadhra Fî Manâqib ûl-Ashara de Tabarî,  tome 2, page 24.

 

6-Nahâyat ûl-Arab Fî Fonûn ûl-Adab, tome 16, page 162.

 

ومر [ابوبكر] بجارية بنى مؤمل، حي من بنى عدى بن كعب، وكانت مسلمة، وعمر بن الخطاب يعذبها لتترك الاسلام، وهو يومئذ مشرك، وهو يضربها، حتى إذا مل قال: إني أعتذر إليك، إني لم أتركك إلا ملالة، فتقول: كذلك فعل الله بك.

 

الحميري المعافري، عبد الملك بن هشام بن أيوب أبو محمد (متوفاي213هـ)، السيرة النبوية، ج 2، ص 161، تحقيق طه عبد الرءوف سعد، ناشر: دار الجيل، الطبعة: الأولى، بيروت – 1411هـ؛

الشيباني، أحمد بن حنبل أبو عبد الله (متوفاي241هـ)، فضائل الصحابة، ج 1، ص 120، تحقيق د. وصي الله محمد عباس، ناشر: مؤسسة الرسالة – بيروت، الطبعة: الأولى، 1403هـ – 1983م؛

الكلاعي الأندلسي، أبو الربيع سليمان بن موسى (متوفاي634هـ)، الإكتفاء بما تضمنه من مغازي رسول الله والثلاثة الخلفاء، ج 1، ص 238، تحقيق د. محمد كمال الدين عز الدين علي، ناشر: عالم الكتب – بيروت، الطبعة: الأولى، 1417هـ؛

الانصاري التلمساني، محمد بن أبي بكر المعروف بالبري (متوفاي644هـ) الجوهرة في نسب النبي وأصحابه العشرة، ج 1، ص 244؛

الطبري، أحمد بن عبد الله بن محمد أبو جعفر (متوفاي694هـ)، الرياض النضرة في مناقب العشرة، ج 2، ص 24، تحقيق عيسى عبد الله محمد مانع الحميري، ناشر: دار الغرب الإسلامي – بيروت، الطبعة: الأولى، 1996م؛

النويري، شهاب الدين أحمد بن عبد الوهاب (متوفاي733هـ)، نهاية الأرب في فنون الأدب، ج 16، ص 162، تحقيق مفيد قمحية وجماعة، ناشر: دار الكتب العلمية – بيروت، الطبعة: الأولى، 1424هـ – 2004م.

 

sunnisme.net / Fadhaél ûs-Sahâbat d’Ahmad Hanbal, tome 1, page 120.

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sunnisme.net / Nahâyat ûl-Arab Fî Fonûn ûl-Adab, tome 16, page 162.

sunnisme.net / Nahâyat ûl-Arab Fî Fonûn ûl-Adab, tome 16, page 162.

 

Alors pourquoi selon vous, le Prophète d’Allah (sawaws) n’en a pas empêché Omar ? Pourquoi Il n’a pas pris son épée pour décapiter Omar ?

Quel que soit la réponse des sunnites à ce sujet, nous donnerons la même réponse au sujet de la patience de l’Imam Ali (psl) et l’inutilisation de son épée lors de l’attentat d’Omar et ses voyous à la maison de la fille du Prophète (sawaws).

 

 

Pourquoi Othmân n’a pas défendu sa femme ?

Lors que les musulmans ont occupé la demeure d’Othmân, ont agressé son épouse et lui ont coupé son doigt, Othmân n’a fait aucune réaction, quelle est l’explication des sunnites à ce sujet ?

Tabarî a écrit dans son Târîkh :

 « Soudân Ibn Hamrân vint tabasser Othmân, l’épouse de ce dernier, Nâila fille de Farafissa se jeta sur lui, Soudân prit son épée et coupa le doigt à elle, ensuite il mit la main sur son dos et dit : quelles grosses fesses a-t-elle, il frappa ensuite  Othmân et l’assassina. »

Source sunnite :

Târîkh Tabarî, tome 4, page 391.

وجاء سودان بن حمران ليضربه فانكبت عليه نائلة ابنة الفرافصة واتقت السيف بيدها فتعمدها

ونفح أصابعها فأطن أصابع يدها وولت فغمز أوراكها وقال أنها لكبيرة العجيزة وضرب عثمان فقتله.

 

الطبري، أبي جعفر محمد بن جرير (متوفاي310)، تاريخ الطبري، ج 2، ص 676، ناشر: دار الكتب العلمية – بيروت.

sunnisme.net / Târîkh Tabarî, tome 4, page 391.

sunnisme.net / Târîkh Tabarî, tome 4, page 391.

 

Il est aussi rapporté par ibn Athîr dans Al-Kâmil Fî t-Târîkh :

« Soudân vint frapper Othmân, sa femme se mit à le pleurer {sur lui}, Soudân prit son épée et coupa le doigt à elle, il mit la main sur son dos et dit : elle a des grosses fesses. il frappa ensuite Othmân et l’assassina. »

Source sunnite :

Al-Kâmil Fî t-Târîkh d’Ibn Athîr, tome 3, page 68

 

وجاء سودان ليضربه فأكبت عليه امرأته واتقت السيف بيدها فنفح أصابعها فأطن أصابع يديها وولت فغمز أوراكها وقال أنها لكبيرة العجز وضرب عثمان فقتله.

الجزري، عز الدين بن الأثير أبي الحسن علي بن محمد (متوفاي630هـ) الكامل في التاريخ، ج 3، ص 68، تحقيق عبد الله القاضي، ناشر: دار الكتب العلمية – بيروت، الطبعة الثانية، 1415هـ.

sunnisme.net / Al-Kâmil Fî t-Târîkh d’Ibn Athîr, tome 3, page 68

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Ibn Kathîr Dimashqî Salafiste a écrit :

« Soudân Ibn Hamrân vint assassiner Othmân avec son épée, alors Nâila  tenta de l’empêcher, il coupa donc le doigt à elle, frotta ses fesses et dit : quelles grosses fesses a-t-elle, il frappa ensuite  Othmân et l’assassina. »

Source sunnite :

Al-Bidâyat wan-Nahâyat, tome 7, page 188

ثم تقدم سودان بن حمران بالسيف فمانعته نائلة فقطع أصابعها فولت فضرب عجيزتها بيده وقال: أنها لكبيرة العجيزة. وضرب عثمان فقتله.

القرشي الدمشقي، إسماعيل بن عمر بن كثير أبو الفداء (متوفاي774هـ)، البداية والنهاية، ج 7، ص 188، ناشر: مكتبة المعارف – بيروت.

 

Pourquoi Othmân n’a pas défendu sa femme ? N’est-ce pas qu’Il était un homme, et un vrai homme doit avoir la virilité et le courage de défendre son honneur ? Alors pourquoi sérieusement il n’a fait aucune réaction face à cette agression menée à l’encontre de sa femme, par les compagnons du Prophète (sawaws) et s’est lâchement caché sous elle?

 

***   ***   ***

 

Pourquoi Omar n’a pas défendu sa femme ?

Les sectaires sunnites insistent sur le  fait du mariage hypothétique d’Omar avec Omm Kûlthûm, la fille de l’Imam Ali (psl). Mais lors que Moghayra Ibn Shû’ba insulte Omm Kûlthûm en la prenant pour Omm Jamîl (la fameuse fornicatrice arabe avec qui il avait forniqué), Omar ne fait aucune réaction :

Le fameux savant sunnite Ibn Khalkân a écrit :

« Omm Jamîl (dont  trois hommes avaient témoigné la fornication avec Moghayra, Mais qui a été sauvée de la peine, parce que le quatrième témoin avait évité de témoigner), croisa Omar lors du pèlerinage à la Mecque. Moghayra y était aussi présent. Omar demanda  à Moghayra : connais-tu cette femme ? Moghayra lui répondit : oui, C’est Omm Kûlthûm, la fille d’Ali (psl) !

Omar  dit : te-fais-tu passer pour un ignorant ? Par Allah je suppose qu’Abou Bakrat n’a pas menti au sujet de toi et à chaque fois que je te croise, j’ai peur qu’une pierre tombe du ciel sur ma tête. »

 

Source sunnite :

Wafiyât ûl-A’yân Wa Anbâ Abnâ ûz-Zamân, tome 6, page 366

ثم إن أم جميل وافقت عمر بن الخطاب رضي الله عنه بالموسم والمغيرة هناك فقال له عمر أتعرف هذه المرأة يا مغيرة قال نعم هذه أم كلثوم بنت علي فقال له عمر أتتجاهل علي والله ما أظن أبا بكرة كذب عليك وما رأيتك إلا خفت أن أرمى بحجارة من السماء.

إبن خلكان، أبو العباس شمس الدين أحمد بن محمد بن أبي بكر (متوفاي681هـ)، وفيات الأعيان و انباء أبناء الزمان، ج6، ص366، تحقيق احسان عباس، ناشر: دار الثقافة – لبنان.

 

sunnisme.net / Wafiyât ûl-Ayân Wa Anbâ Abnâ ûz-Zamân, tome 6, page 366

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Abulfaraj Isfahânî a écrit :

« Omm Jamîl est celle qui était accusée d’avoir forniqué avec Moghayra et qui s’était rendue à koufa chez Moghayra lui rendre service ! Elle a croisé Moghayra et Omar lors du pèlerinage, à la Mecque

Omar a demandé  à Moghayra : connais-tu cette femme ? Moghayra a répondu : oui, C’est Omm Kûlthûm, la fille d’Ali (psl) !

Omar a dit : te-fais-tu  passer pour un ignorant ? Par Allah je suppose qu’Abu Bakrat n’a pas menti au sujet de toi et à chaque fois que je te rencontre, j’ai peur qu’une pierre tombe du ciel sur ma tête. »

Source sunnite :

Al-Aghânî, tome 16, page 109.

حدثنا ابن عمار والجوهري قالا حدثنا عمر بن شبة قال حدثنا علي بن محمد عن يحيى بن زكريا عن مجالد عن الشعبي قال كانت أم جميل بنت عمر التي رمي بها المغيرة بن شعبة بالكوفة تختلف إلى المغيرة في حوائجها فيقضيها لها قال ووافقت عمر بالموسم والمغيرة هناك فقال له عمر أتعرف هذه قال نعم هذه أم كلثوم بنت علي فقال له عمر أتتجاهل علي والله ما أظن أبا بكرة كذب عليك وما رأيتك إلا خفت أن أرمى بحجارة من السماء.

الأصبهاني، أبو الفرج (متوفاي356هـ)، الأغاني، ج 16، ص 109، تحقيق: علي مهنا وسمير جابر، ناشر: دار الفكر للطباعة والنشر – لبنان.

Omm Jamîl était connue pour sa prostitution ainsi que l’histoire de sa

Fornication avec Moghayra.

Pourquoi lors que Moghayra Ibn Shu’ba a comparé la petite fille du Messager d’Allah avec une telle fornicatrice, le 2ème calife ne l’a pas pénalisé ?

Quel que soit la réponse des sunnites à ce sujet, nous apporterons la même réponse au sujet de la patience digne de l’Imam Ali (psl) face à l’attentat d’Omar le sauvage et ses voyous à la famille du Prophète (Sallallahû Alayhi wa Âlihi Wa sallam).

 

 

A bon entendeur

Que le salam et la bénédiction de Dieu soient sur ceux qui ont suivi le droit chemin

 

L’Islam véridique est le chiisme

Cheikh ul-Islam Ismaïl Safavî,

Sunnisme.net

Mardi, le 14 fév. 2017

 

 

 

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Comments

  1. Que nos âmes, nos parents, nos familles et nos biens vous soient sacrifiés Ô les gens de la demeure prophétique qui vous êtes sacrifiés pour nous montrer le droit chemin.
    Ya Ali Madad

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