L’ambiguïté : acceptez-vous que vos sœurs et mères fassent la mut’a ?

Acceptez-vous que votre sœur ou votre mère fasse la mut’a ?

Quelqu’un qui est incapable de répondre aux arguments solides et aux preuves authentiques,  est comme celui qui bouge en vain ses mains et pieds  lors qu’il est en train de se noyer dans la mer et oublie la logique, l’argument et la raison.

Au sujet du mariage temporaire aussi, ces gens-là s’adressent à ceux qui respectent cela en leur disant : « aimeriez-vous que vos sœurs célibataires et vos mères veuves ou divorcées fassent la mut’a ? ». Ils considèrent qu’ils ont trouvé la réfutation la plus forte. Comme s’ils auraient eu un grand succès et auraient vaincu leur rival par cette façon de parler et que ce dernier serait incapable de répondre.

 

Certains opposants du mariage temporaire, dans leurs discussions ont utilisé la méthode ci-dessus, comme Abdallah Ibn Maamar Lithî et Abu Hanifa, et voici le texte de leur conversassions à ce sujet :

Al-Âbî écrivit :

il est rapporté qu’Abdallah Ibn Maamar Lithî dit à l’Imam Baqer (psl) : « on m’a dit que vous avez émis une fatwa en faveur de la mut’a. »

L’Imam (psl) lui répondit : « Allah l’a permise dans son livre, le prophète (sawaws) l’a désignée comme sa sunna, puis les compagnons l’ont pratiquée. »

Abdallah : « mais Omar l’a interdite. »

L’Imam (psl) : « alors pratique ce à quoi ton maître croit et j’applique ce dont le Prophète (sawaws) a ordonné de faire. »

Abdallah : « aimeriez-vous qu’on fasse la mut’a avec vos filles ? »

L’Imam : « pourquoi tu abordes le sujet des filles ô idiot ? Celui qui a autorisé la mut’a dans son livre à ses adorateurs, est plus Honorable que toi et celui qui l’interdit sans raison, désires-tu que tes filles se marient et couchent avec un tisserand? »

Abdallah : « non »

L’Imam (psl) : « pourquoi tu interdis ce qu’Allah a permis ? »

Abdallah : « non je ne l’interdis pas, mais cet homme n’est pas à la même dignité que moi. »

L’Imam (psl) : « Allah l’a permise, et Il a encouragé à la pratiquer et la récompensera à son pratiquant en le faisant marier avec des vierges au paradis. Est-ce que tu te désavoues de ce qu’Allah préfère {pour ses adorateurs} et fais-tu preuve de l’arrogance à ce dont le prix est la vierge du paradis? »

Abdallah rit et dit : « Vos poitrines sont les racines des arbres de la science dont les fruits sont à vous et les feuilles sont aux gens. »[1]

 

 

 

La conversation entre Abû Hanifa et Mûmin Tâq :

 

Kûlaynî rahmatûllah Alayh a rapporté d’Ali Ibn Ibrahim qu’Abu Hanifa demanda à Abu Jafar Muhammad Ibn Na’aman Sahib Tâq : « ô Abu Jafar, quel est ton avis à propos de la mut’a ? Considères-la tu comme étant licite ? »

Abu Jafar lui répondit : « oui. »

Abu Hanifa : « alors pourquoi te-prives-tu de l’argent en empêchant tes filles de la pratiquer ? »

Abu Jafar : « la licéité de pratiquer une chose ne signifie pas qu’on doit forcément en avoir envie. Les gens ont  leurs niveaux, et chacun garde le sien. Mais dis-moi ô Abu Hanifa, quel est ton avis à propos du vin de raisins ? Est-t-il licite ? »

Abu Hanifa : « oui. »

Abu Jafar : « alors pourquoi ne mets pas-tu tes femmes à te ramasser de l’argent dans les Vinothèques ? »

Abu Hanifa : « Une riposte contre une autre, la tienne était plus forte. »

Ensuite il dit : « ô Abu Jafar, le verset 292 de la sourate de Miraj a émis le décret de l’interdiction de la mut’a et il y a un récit du Prophète (sawaws) en faveur de ce verset. »

Abu Jafar : « La sourate Mi’râj est mecquoise, alors que le verset autorisant la mut’a est médinois et d’ailleurs ton récit est Shadh (rare). »

Abu Hanifa  : « Le verset de l’héritage a émis l’interdiction de la mut’a. »
Abu Jafar : « Le mariage temporaire est sans héritage. »
Abu Hanifa : « comment c’est possible que ce mariage (temporaire) soit sans héritage ? »
Abu Jafar : « Si un musulman se marie avec une femme de gens de livre et qu’ensuite meurt, que dis-tu à propos de la femme ? »

Abu Hanifa : « elle n’hérite pas de son mari. »

Abu Jafar : « donc {d’après ta réponse} il y a le mariage sans héritage aussi. »

A ce moment-là Abu Hanifa se trouva tombé dans son propre piège et s’en alla.[2]

***   ***   ***

Louange à Allah qui nous désigna parmi ceux qui s’attachèrent à la wilayat de l’émir des croyants que les bénédictions d’Allah soient sur lui.

الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِی جَعَلَنَا مِنَ الْمُتَمَسِّکِینَ بِوِلاَیَةِ أَمِیرِ الْمُؤْمِنِینَ عَلیِّ بنِ أَبِی طالِب وَ الْأَئِمَّةِ عَلَیْهِمُ السَّلاَمُ

Que la bénédiction et la miséricorde d’Allah soient sur ceux qui ont choisi et suivi le droit chemin.

L’Islam véridique est le chiisme

Cheikh ul-Islam Ismaïl Safavî,

Sunnisme.net

Dimanche, le 15 juillet 2018

 


 

Références :

[1]-Nathr ûd-Dûr (sunnite), tome 1, pages 149 & 150. Kashf ûl-Ghammât, page 362. Bihâr ûl-anwâr, tome 46, page 356.

 

جاء في الرواية في بحار الأنوار: « أن عبدالله بن معمر الليثي قال لأبي جعفر (عليه السلام) : بلغني انك تفتي في المتعة ، فقال : أحلها الله في كتابه وسنها رسول الله (صلى الله عليه وآله) وعمل بها اصحابه ، فقال عبدالله: فقد نهى عنها عمر! قال : فأنت على قول صاحبك وأنا على قول رسول الله (صلى الله عليه وآله) ، قال عبدالله : فيسرك ان نساءك فعلن ذلك ؟ ، قال أبو جعفر: وما ذكر النساء هاهنا يا أنوك؟! إن الذي أحلها في كتابه وأباحها لعباده أغْيَرُ منك وممن نهى عنها تكلفا. بل يسرك أن بعض حرمك تحت حائك من حاكة يثرب نكاحا؟ قال : لا! قال : فلِمَ تحرم ما أحل الله؟ قال : لا أحرم ولكن الحائك ماهو لي بكفؤ! قال : فإن الله ارتضى عمله ورغب فيه وزوجه حورا أفترغب عمن رغب الله فيه وتستنكف ممن هو كفؤ لحور العين كبرا وعتوا؟! قال : وضحك عبدالله وقال : ما أحسب صدوركم إلا منابت أشجار العلم فصار لكم ثمره وللناس ورقه« .

sunnisme.net/Nathr ûd-Dûr (sunnite), tome 1, pages 149 & 150

sunnisme.net/Nathr ûd-Dûr (sunnite), tome 1, pages 149 & 150

 

[2]-Al-Kâfî, tome 5, page 450

سأل أبو حنيفة أبا جعفر محمد بن النعمان صاحب الطاق فقال له: يا أبا جعفر ما تقول في المتعة أتزعم أنها حلال؟ قال: نعم، قال: فما يمنعك أن تأمر نساءك أن يستمتعن ويكتسبن عليك، فقال له أبو جعفر: ليس كل الصناعات يرغب فيها وإن كانت حلالا وللناس أقدار ومراتب يرفعون أقدارهم ولكن ما تقول يا أبا حنيفة في النبيذ أتزعم أنه حلال؟ فقال: نعم، قال: فما يمنعك أن تقعد نساءك في الحوانيت نباذات فيكتسبن عليك؟ فقال أبو حنيفة: واحدة بواحدة وسهمك أنفذ ثم قال له: يا أبا جعفر إن الآية التي في سأل سائل تنطق بتحريم المتعة والرواية عن النبي (صلى الله عليه وآله) قد جاءت بنسخها، فقال له أبو جعفر: يا أبا حنيفة إن سورة سأل سائل مكية وآية المتعة مدنية وروايتك شاذة ردية، فقال له أبو حنيفة: وآية الميراث أيضا تنطق بنسخ المتعة، فقال أبو جعفر: قد ثبت النكاح بغير ميراث ، قال أبو حنيفة: من أين قلت ذاك؟ فقال أبو جعفر: لو أن رجلا من المسلمين تزوج امرأة من أهل الكتاب ثم توفي عنها ما تقول فيها؟ قال: لا ترث منه، قال: فقد ثبت النكاح بغير ميراث ثم افترقا.
اسم الکتاب : الكافي- ط الاسلامية المؤلف : الشيخ الكليني الجزء : 5 صفحة : 450

 

 

 

 

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