L’ambiguïté : Ali (psl) mit Fatima (as) en colère en demandant la fille d’Abou Jahl en mariage !

L’histoire mythique « de la demande de la fille d’Abou Jahl  en mariage par l’Imam Ali (psl) »

 

Ambiguïté :

C’est vrai qu’il y a plusieurs hadiths dans les livres authentiques sunnites dans lesquels le Messager d’Allah (sawaws) dit :

« Quiconque fait mal à Fatima, fait mal au Messager d’Allah (sawaws) et la colère de Fatima (sa) est celle d’Allah »

Et c’est vrai qu’il y eut une divergence entre Fatima et Abou Bakr sur l’affaire de Fadak et qu’Abou Bakr usurpa la terre de Fadak, ce qui vexa Fatima (as).

Mais il y a un hadith « authentique » qui dit que l’Imam Ali (psl) fit mal à Fatima (as) et la mit en colère.

Il s’agit de la demande de la fille d’Abou Jahl en mariage par l’Imam Ali, ce qui mit à la fois le Messager d’Allah (sawaws) et Fatima (as) en colère contre Ali (psl).

sunnisme.net / Dessin; Le symbole du couple d'Ali et Fatima (as)

sunnisme.net / Dessin; Le symbole du couple d’Ali et Fatima (as)

 

L’analyse et la réfutation de l’ambiguïté :

La source principale de cette ambiguïté est les récits rapportés par Muhammad Ibn Ismaïl Bûkhârî le savant majousso-omarite dans son livre considéré Sahih.

Nous vous rapportons d’abord le texte des récits, nous allons ensuite procéder à son analyse et sa réfutation.

« Ali Ibn Hussein rapporte que lors qu’ils se rendirent à Médine, sur l’ordre de Yazid Ibn Muawiya, après que fut tué Hussein Ibn Ali que la paix soit sur Lui, il rencontra al-Miswar Ibn Makhrama, qui lui dit : as-tu une affaire pour laquelle tu veux m’ordonner ?

‘’Non’’ lui répondis-je, dit Ali, ‘’veux-tu  reprit al-Miswar, me remettre l’épée du Messager de Dieu ? Je crains que ces gens-là ne te contraignent à la leur donner, par Dieu ! Si tu me la remets, on n’arrivera à me l’arracher, que si mort s’en suive, Ali Ibn Abi Tâlib avait demandé la main de la fille d’Abou Jahl, bien qu’Il était déjà marié à Fatima (que la paix soit sur elle). J’avais alors entendu le Messager de Dieu parler du sujet de sur son minbar-ci, à cette date je venais d’atteindre la puberté *, Il avait dit : Fatima est une partie de moi et je crains qu’elle ne subisse tentation quant à sa religion. Puis il a mentionné un gendre à Lui, appartenant aux Bani Abd Shams, et fit son éloge au sujet des rapports d’alliance qui le liaient à lui. Après quoi il avait dit : Il m’a parlé et a été sincère ; il m’a promis et a tenu promesse ; et ce n’est pas moi qui vais rendre licite ce qui est illicite, ou illicite ce qui est licite, mais par Dieu ! La fille du Messager de Dieu et celle de l’ennemi de Dieu ne pourront jamais se trouver réunies [sous la même protection maritale]. »

Source Sunnite:

Sahih Bûkhârî, Hadith N°3110

*Erreur de traduction. Miswar ne dit pas atteindre la puberté, mais dit : le jour où je tombais mouhtalim. Ihtilâm signifie en français : éjaculation durant le sommeil.

 حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ مُحَمَّد الْجَرْمِيُّ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا أَبِي أَنَّ الْوَلِيدَ بْنَ كَثِير، حَدَّثَهُ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ حَلْحَلَةَ الدُّؤَلِيِّ، حَدَّثَهُ أَنَّ ابْنَ شِهَاب حَدَّثَهُ أَنَّ عَلِيَّ بْنَ حُسَيْن حَدَّثَهُ أَنَّهُمْ، حِينَ قَدِمُوا الْمَدِينَةَ مِنْ عِنْدِ يَزِيدَ بْنِ مُعَاوِيَةَ مَقْتَلَ حُسَيْنِ بْنِ عَلِيّ رَحْمَةُ اللَّهِ عَلَيْهِ لَقِيَهُ الْمِسْوَرُ بْنُ مَخْرَمَةَ فَقَالَ لَهُ هَلْ لَكَ إِلَىَّ مِنْ حَاجَة تَأْمُرُنِي بِهَا فَقُلْتُ لَهُ لاَ فَقَالَ لَهُ فَهَلْ أَنْتَ مُعْطِيَّ سَيْفَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَإِنِّي أَخَافُ أَنْ يَغْلِبَكَ الْقَوْمُ عَلَيْهِ، وَايْمُ اللَّهِ، لَئِنْ أَعْطَيْتَنِيهِ لاَ يُخْلَصُ إِلَيْهِمْ أَبَدًا حَتَّى تُبْلَغَ نَفْسِي، إِنَّ عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِب خَطَبَ ابْنَةَ أَبِي جَهْل عَلَى فَاطِمَةَ عَلَيْهَا السَّلاَمُ فَسَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَخْطُبُ النَّاسَ فِي ذَلِكَ عَلَى مِنْبَرِهِ هَذَا وَأَنَا يَوْمَئِذ مُحْتَلِمٌ فَقَالَ  » إِنَّ فَاطِمَةَ مِنِّي، و َأَنَا أَتَخَوَّفُ أَنْ تُفْتَنَ فِي دِينِهَا « . ثُمَّ ذَكَرَ صِهْرًا لَهُ مِنْ بَنِي عَبْدِ شَمْس، فَأَثْنَى عَلَيْهِ فِي مُصَاهَرَتِهِ إِيَّاهُ قَالَ  » حَدَّثَنِي فَصَدَقَنِي ووَعَدَنِي فَوَفَى لِي وَإِنِّي لَسْتُ أُحَرِّمُ حَلاَلاً وَلاَ أُحِلُّ حَرَامًا، وَلَكِنْ وَاللَّهِ لاَ تَجْتَمِعُ بِنْتُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَبِنْتُ عَدُوِّ اللَّهِ أَبَدًا « .

sunnisme.net / Sahih Bûkhârî, Hadith N°3110

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« Miswar dit : Ali demanda la fille d’Abou Jahl en mariage, Fatima le sut, elle se rendit auprès de son père et lui dit : Tes entourages supposent que tu ne te courrouces pas pour ta fille. Ali veut épouser la fille d’Abou Jahl. Le Messager d’Allah (sawaws) dit : j’acceptai que Aboul Ass Ibn Rabi soit mon gendre, parce qu’il était sincère et franc. Sachez-le ; Fatima est une partie de Moi, et je déteste qu’on la courrouce. 

Par Dieu ! La fille du Messager de Dieu et celle de l’ennemi de Dieu ne pourront jamais se trouver réunies [sous la même protection maritale]. C’est après cela qu’Ali prit du recul»

Source sunnite :

Sahih Bûkhârî, hadith 3525

 

حدثنا أبو الْيَمَانِ أخبرنا شُعَيْبٌ عن الزُّهْرِيِّ قال حدثني عَلِيُّ بن حُسَيْنٍ أَنَّ الْمِسْوَرَ بن مَخْرَمَةَ قال إِنَّ عَلِيًّا خَطَبَ بِنْتَ أبي جَهْلٍ فَسَمِعَتْ بِذَلِكَ فَاطِمَةُ فَأَتَتْ رَسُولَ اللَّهِ (ص) فقالت يَزْعُمُ قَوْمُكَ أَنَّكَ لَاتَغْضَبُ لِبَنَاتِكَ وَهَذَا عَلِيٌّ نَاكِحٌ بِنْتَ أبي جَهْلٍ فَقَامَ رسول اللَّهِ (ص) فَسَمِعْتُهُ حين تَشَهَّدَ يقول أَمَّا بَعْدُ أَنْكَحْتُ أَبَا الْعَاصِ بن الرَّبِيعِ فَحَدَّثَنِي وَصَدَقَنِي وَإِنَّ فَاطِمَةَ بَضْعَةٌ مِنِّي وَإِنِّي أَكْرَهُ أَنْ يَسُوءَهَا والله لَا تَجْتَمِعُ بِنْتُ رسول اللَّهِ (ص) وَبِنْتُ عَدُوِّ اللَّهِ عِنْدَ رَجُلٍ وَاحِدٍ فَتَرَكَ عَلِيٌّ الْخِطْبَةَ.

 

« Miswar Ibn Makhrama dit : j’ai entendu le Messager d’Allah dire : les enfants de Hichâm Ibn Moghayra me demandèrent la permission de marier leur fille à Ali, je n’ai pas permis, je n’ai pas permis, je ne leur permets pas, je ne leur permets pas, je ne leur permets pas, sauf si Ali divorce ma fille et se marie avec la leur. Fatima est une partie moi, me courrouce quelque chose qui la courrouce, me fait mal, quelque chose qui lui fait mal. »

Source sunnite :

Sahih Bûkhârî, Hadith 5230

حدثنا قُتَيْبَةُ حدثنا اللَّيْثُ عن بن أبي مُلَيْكَةَ عن الْمِسْوَرِ بن مَخْرَمَةَ قال سمعت رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يقول وهو على الْمِنْبَرِ إِنَّ بَنِي هِشَامِ بن الْمُغِيرَةِ اسْتَأْذَنُوا في أَنْ يُنْكِحُوا ابْنَتَهُمْ عَلِيَّ بن أبي طَالِبٍ فلا آذَنُ ثُمَّ لَا آذَنُ ثُمَّ لَا آذَنُ إلا أَنْ يُرِيدَ بن أبي طَالِبٍ أَنْ يُطَلِّقَ ابْنَتِي وَيَنْكِحَ ابْنَتَهُمْ فَإِنَّمَا هِيَ بَضْعَةٌ مِنِّي يُرِيبُنِي ما أَرَابَهَا وَيُؤْذِينِي ما آذَاهَا.

 

 

Nous confirmons que ce récit a également été rapporté dans d’autres ouvrages sunnites, mais comme Bukhari est l’ouvrage sunnite le plus « authentique » chez les omarites, il suffit d’analyser et réfuter ses récits pour que la crédibilité des mêmes récits dans d’autres ouvrages soit également tombée à l’eau.

 

L’avis des Ahl ul Beit (as) sur ce mythe très mal ficelé :

Avant de commencer l’analyse et la réfutation des récits de Bukhari, voici l’avis des Ahl ul Beit du Messager d’Allah (sallallahu alayhi wa âlihi wa sallam ) sur cette histoire imaginaire :

Cheikh Sadouq (ra) a rapporté un long récit sur ce sujet dans al-Amâlî dans lequel l’Imam Sadeq (psl) précise que c’est une histoire mensongère.

« Alqama dit : je dis à l’Imam Sadeq (psl) : Ô fils du Messager d’Allah (sawaws) ! Les gens nous accusent de grands blâmables. Ce qui rend nos poitrines étroites.

Il me dit : L’humain ne peut pas attirer la satisfaction des gens et empêcher leur langue. Comment voulez-vous vous protéger contre ce dont les Messagers ne furent pas protégés ?

N’accusèrent-ils pas Youssef de vouloir forniquer ?

 Ne dirent-ils pas d’Ayub : «La misère l’attrapa à cause de ses péchés » ?

Ne dirent-ils pas de Dawid : « Il poursuivit un oiseau jusqu’à ce que son regard tomba sur une femme Uria, s’attacha à elle, afin d’arriver à son rêve, alors mis son mari devant l’arche d’alliance [dans une bataille] jusqu’à ce qu’il soit assassiné, ensuite il  se maria à elle. » ?

N’accusèrent-ils pas Moussa d’être eunuque et s’en moquèrent jusqu’à ce qu’Allah l’ait disculpé et qu’il ait eu de l’honneur auprès d’Allah ?

N’accusèrent-ils pas Maryam d’être tombée enceinte d’un menuisier nommé Youssef ?

N’accusèrent-ils pas notre Prophète (sawaws) d’être un poète fou ?

Ne l’accusèrent-ils pas « d’avoir envie de la femme de Zayd Ibn Haritha et ne pas l’avoir abandonnée jusqu’à ce qu’il s’en soit emparé »?

Ne l’accusèrent-ils pas de s’être attribué une robe rouge acquise dans la bataille de Badr ? Jusqu’à ce qu’Allah ait dévoilé ce mensonge et ait disculpé son messager en révélant ce verset coranique : « Un prophète n’est pas quelqu’un à s’approprier du butin. Quiconque s’en approprie, viendra avec ce qu’il se sera approprié le Jour de la Résurrection. Alors, à chaque individu on rétribuera pleinement ce qu’il aura acquis. Et ils ne seront point lésés. » [Âli Imrân , 161]

N’accusèrent-ils pas le Messager d’Allah (sawaws) de parler de son cousin Ali, du désir de ce bas monde? Jusqu’à ce qu’Allah ait dévoilé leurs mensonges en révélant : « Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion, ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée »

Ne l’accusèrent-ils pas de mentir dans sa prétention d’être envoyé de Dieu vers eux ? Jusqu’à ce qu’Allah ait révélé ce verset : « Certes, des messagers avant toi (Muhammad) ont été traités de menteurs. Ils endurèrent alors avec constance d’être traités de menteurs et d’être persécutés, jusqu’à ce que Notre secours leur vînt. »

Et un jour il  dit : Hier soir je fus allé à l’ascension, alors ils dirent : il ne connait plus son lit durant sa nuit.

Et ils dirent de ses successeurs encore plus de mal que cela.

Ne dirent-ils pas de l’Imam Ali (psl) « d’avoir le désir pour ce  monde, le califat et le gouvernement tout en voulant semer le désordre et en n’aimant pas la sérénité, en tuant illicitement les musulmans et que s’il était quelqu’un de bien, on ne missionnerait pas Khalid ibn Walid de l’assassiner » ?

Ne dirent-ils pas  de lui de vouloir épouser la fille d’Abou Jahl et que le messager d’Allah se serait plaint de lui en disant : ô gens ! Ali a décidé d’épouser la fille d’ennemi d’Allah sur la fille du Messager d’Allah, sachez que Fatima est une partie de moi, quiconque lui fait mal, me fait mal, quiconque la satisfait, me satisfait, quiconque la courrouce, me courrouce. » ?

Ensuite l’Imam Sadeq (psl) ajouta : Ô Alqama, comment c’est étrange les rapports contradictoires des gens à propos d’Ali (psl). Il y a autant de différence entre la parole de celui qui dit : « Ali est le dieu adoré » et celle de celui qui dit : « Ali est un adorateur désobéissant ayant désobéi à l’ordre divin ». Entre ces deux paroles injustes, celle de celui qui l’accuse d’être désobéissant, lui était plus supportable que celle de celui qui lui attribue la divinité.

Ô Alqama ne dirent- il pas d’Allah « qu’il est le troisième parmi les dieux trinitaires ? Ne l’eurent ils pas considéré comme ses créatures au niveau de ses attributs ?

Ne dirent-ils pas : Dieu est le temps ou la nature ?

Ne dirent-ils pas : Dieu est les galaxies ?

Ne dirent-ils pas : Dieu est le corps physique ?

Ne dirent-ils pas : Dieu est une image ?

Sauf que Dieu le Tout Puissant est sublime et au-delà de  ces fausses imaginations.

Ô Alqama ! Les langues qui attribuent à Allah, des caractères ne lui appartenant pas, comment peuvent-elles s’empêcher de vous accuser de faire des blâmables ? Demandez aide auprès d’Allah et soyez patients, car la terre appartient à Allah. Il en fait qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et la fin (heureuse) sera aux pieux

Car Les Banis Israël dirent au Moussa : « Nous avons été persécutés avant que tu ne viennes à nous, et après ton arrivée. »

Source islamique :

Al-Amâlî de Cheikh Sadouq, pages 164, 165, 166

أَبِي عَنِ ابْنِ قُتَيْبَةَ عَنْ حَمْدَانَ بْنِ سُلَيْمَانَ عَنْ نُوحِ بْنِ شُعَيْبٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِسْمَاعِيلَ عَنْ صَالِحٍ عَنْ عَلْقَمَةَ قَالَ: قَالَ الصَّادِقُ جَعْفَرُ بْنُ مُحَمَّدٍ عليهما السلام:… قَالَ عَلْقَمَةُ فَقُلْتُ لِلصَّادِقِ عليه السلام يَا ابْنَ رَسُولِ اللَّهِ! إِنَّ النَّاسَ يَنْسُبُونَنَا إِلَى عَظَائِمِ الْأُمُورِ وَقَدْ ضَاقَتْ بِذَلِكَ صُدُورُنَا فَقَالَ عليه السلام: يَا عَلْقَمَةُ إِنَّ رِضَا النَّاسِ لَا يُمْلَكُ وَأَلْسِنَتَهُمْ لَا تُضْبَطُ وَكَيْفَ تَسْلَمُونَ مِمَّا لَمْ يَسْلَمْ مِنْهُ أَنْبِيَاءُ اللَّهِ وَرُسُلُهُ وَحُجَجُ اللَّهِ عليهم السلام أَ لَمْ يَنْسُبُوا يُوسُفَ عليه السلام إِلَى أَنَّهُ هَمَّ بِالزِّنَا أَ لَمْ يَنْسُبُوا أَيُّوبَ عليه السلام إِلَى أَنَّهُ ابْتُلِيَ بِذُنُوبِهِ أَ لَمْ يَنْسُبُوا دَاوُدَ عليه السلام إِلَى أَنَّهُ تَبِعَ الطَّيْرَ حَتَّى‏ نَظَرَ إِلَى امْرَأَةِ أُورِيَا فَهَوَاهَا وَأَنَّهُ قَدَّمَ زَوْجَهَا أَمَامَ التَّابُوتِ حَتَّى قُتِلَ ثُمَّ تَزَوَّجَ بِهَا….

ألم ينسبوا موسى (عليه السلام) إلى أنه عنين وآذوه حتى برأه الله مما قالوا، وكان عند الله وجيها؟ ألم ينسبوا جميع أنبياء الله إلى أنهم سحرة طلبة الدنيا؟ ألم ينسبوا مريم بنت عمران (عليهما السلام) إلى أنها حملت بعيسى من رجل نجار اسمه يوسف؟ ألم ينسبوا نبينا محمدا (صلى الله عليه وآله) إلى أنه شاعر مجنون؟ ألم ينسبوه إلى أنه هوى امرأة زيد بن حارثة فلم يزل بها حتى استخلصها لنفسه؟ ألم ينسبوه يوم بدر إلى أنه أخذ لنفسه من المغنم قطيفة حمراء؟ حتى أظهره الله عز وجل على القطيفة وبرأ نبيه (صلى الله عليه وآله) من الخيانة، وأنزل بذلك في كتابه: (وما كان لنبي أن يغل ومن يغلل يأت بما غل يوم القيامة) ، ألم ينسبوه إلى أنه (صلى الله عليه وآله) ينطق عن الهوى في ابن عمه علي (عليه السلام)؟ حتى كذبهم الله عز وجل، فقال سبحانه: (وما ينطق عن الهوى إن هو إلا وحي يوحى)

ألم ينسبوه إلى الكذب في قوله: إنه رسول من الله إليهم؟ حتى أنزل الله عز وجل عليه: (ولقد كذبت رسل من قبلك فصبروا على ما كذبوا وأوذوا حتى أتاهم نصرنا) ، ولقد قال يوما: عرج بي البارحة إلى السماء. فقيل: والله ما فارق فراشه طول ليلته.

 وَمَا قَالُوا فِي الْأَوْصِيَاءِ أَكْثَرُ مِنْ ذَلِكَ أَ لَمْ يَنْسُبُوا سَيِّدَ الْأَوْصِيَاءِ عليهم السلام إِلَى أَنَّهُ كَانَ يَطْلُبُ الدُّنْيَا وَالْمُلْكَ وَأَنَّهُ كَانَ يُؤْثِرُ الْفِتْنَةَ عَلَى السُّكُونِ وَأَنَّهُ يَسْفِكُ دِمَاءَ الْمُسْلِمِينَ بِغَيْرِ حِلِّهَا وَأَنَّهُ لَوْ كَانَ فِيهِ خَيْرٌ مَا أُمِرَ خَالِدُ بْنُ الْوَلِيدِ بِضَرْبِ عُنُقِه‏ أَ لَمْ يَنْسُبُوهُ إِلَى أَنَّهُ عليه السلام أَرَادَ أَنْ يَتَزَوَّجَ ابْنَةَ أَبِي جَهْلٍ عَلَى فَاطِمَةَ عليها السلام وَأَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلي الله عليه وآله شَكَاهُ عَلَى الْمِنْبَرِ إِلَى الْمُسْلِمِينَ فَقَالَ إِنَّ عَلِيّاً يُرِيدُ أَنْ يَتَزَوَّجَ ابْنَةَ عَدُوِّ اللَّهِ عَلَى ابْنَةِ نَبِيِّ اللَّهِ أَلَا إِنَّ فَاطِمَةَ بَضْعَةٌ مِنِّي فَمَنْ آذَاهَا فَقَدْ آذَانِي وَمَنْ سَرَّهَا فَقَدْ سَرَّنِي وَمَنْ غَاظَهَا فَقَدْ غَاظَنِي‏.

ثُمَّ قَالَ الصَّادِقُ عليه السلام يَا عَلْقَمَةُ مَا أَعْجَبَ أَقَاوِيلَ النَّاسِ فِي عَلِيٍّ عليه السلام كَمْ بَيْنَ مَنْ يَقُولُ إِنَّهُ رَبٌّ مَعْبُودٌ وَبَيْنَ مَنْ يَقُولُ إِنَّهُ عَبْدٌ عَاصٍ لِلْمَعْبُودِ وَلَقَدْ كَانَ قَوْلُ مَنْ يَنْسُبُهُ إِلَى الْعِصْيَانِ أَهْوَنَ عَلَيْهِ مِنْ قَوْلِ مَنْ يَنْسُبُهُ إِلَى الرُّبُوبِيَّةِ يَا عَلْقَمَةُ أَ لَمْ يَقُولُوا فِي اللَّهِ عَزَّ وَ جَلَّ إِنَّهُ ثَالِثُ ثَلَاثَةٍ أَ لَمْ يُشَبِّهُوهُ بِخَلْقِهِ أَ لَمْ يَقُولُوا إِنَّهُ الدَّهْرُ أَ لَمْ يَقُولُوا إِنَّهُ الْفَلَكُ أَ لَمْ يَقُولُوا إِنَّهُ جِسْمٌ أَ لَمْ يَقُولُوا إِنَّهُ صُورَةٌ تَعَالَى اللَّهُ عَنْ ذَلِكَ عُلُوّاً كَبِيراً يَا عَلْقَمَةُ إِنَّ الْأَلْسِنَةَ الَّتِي يَتَنَاوَلُ ذَاتَ اللَّهِ تَعَالَى ذِكْرُهُ بِمَا لَا يَلِيقُ بِذَاتِهِ كَيْفَ تُحْبَسُ عَنْ تَنَاوُلِكُمْ بِمَا تَكْرَهُونَهُ فَ اسْتَعِينُوا بِاللَّهِ وَ اصْبِرُوا إِنَّ الْأَرْضَ لِلَّهِ يُورِثُها مَنْ يَشاءُ مِنْ عِبادِهِ وَ الْعاقِبَةُ لِلْمُتَّقِينَ فَإِنَّ بَنِي إِسْرَائِيلَ قَالُوا لِمُوسَى أُوذِينا مِنْ قَبْلِ أَنْ تَأْتِيَنا وَ مِنْ بَعْدِ ما جِئْتَنا فَقَالَ اللَّهُ عَزَّ وَ جَلَّ قُلْ لَهُمْ يَا مُوسَى عَسى‏ رَبُّكُمْ أَنْ يُهْلِكَ عَدُوَّكُمْ وَ يَسْتَخْلِفَكُمْ فِي الْأَرْضِ فَيَنْظُرَ كَيْفَ تَعْمَلُونَ.

الصدوق، أبو جعفر محمد بن علي بن الحسين (متوفاي381هـ)، الأمالي، ص164  165،166 تحقيق و نشر: قسم الدراسات الاسلامية – مؤسسة البعثة – قم، الطبعة: الأولى، 1417هـ.

sunnisme.net / Al-Amâlî de Cheikh Sadouq, pages 164, 165, 166

sunnisme.net / Al-Amâlî de Cheikh Sadouq, pages 164, 165, 166

 

Abul Fath Arbalî rapporta également un récit de l’Imam Ali alayhi salam, dans lequel ce dernier confirma ne jamais avoir  courroucé Fatima Salamullah Alayha :

« Par Allah, je n’ai jamais courroucé ni vexé Fatima (as), jusqu’à ce qu’Allah l’ait faite quitter ce bas monde, et Elle ne m’a jamais non plus courroucé ni désobéit  et à chaque fois que j’étais triste, pour oublier la tristesse je regardais son visage »

 

Source islamique :

Kashf ûl-Ghamma Fî Ma’rifari Aïmma, tome 1, page 373

 

فَوَ اللَّهِ مَا أَغْضَبْتُهَا وَ لَا أَكْرَهْتُهَا عَلَى أَمْرٍ حَتَّى قَبَضَهَا اللَّهُ عَزَّ وَ جَلَّ وَ لَا أَغْضَبَتْنِي وَ لَا عَصَتْ لِي أَمْراً وَ لَقَدْ كُنْتُ أَنْظُرُ إِلَيْهَا فَتَنْكَشِفُ عَنِّي الْهُمُومُ وَ الْأَحْزَان‏.

الأربلي، أبى الحسن علي بن عيسى بن أبي الفتح (متوفاى693هـ)، كشف الغمة في معرفة الأئمة، ج 1 ص 373، ناشر: دار الأضواء ـ بيروت، الطبعة الثانية، 1405هـ ـ 1985م.

sunnisme.net / Kashf ûl-Ghamma Fî Ma’rifari Aïmma, tome 1, page 373

sunnisme.net / Kashf ûl-Ghamma Fî Ma’rifari Aïmma, tome 1, page 373

 

 

Les réfutations sur les récits mensongers de Bukhârî :

 

I-Miswar Ibn Makhrama est parmi les ennemis des Ahl ul Beit (as) :

Dans l’ensemble des récits sunnites accusant l’Imam Ali (psl) d’avoir demandé la main de la fille d’Abou Jahl, notamment ceux de Bukhari et Muslim, la chaîne du hadith arrive à une personne nommée Miswar Ibn Makhrama un des adeptes fidèles d’Abdallah Ibn Zubayr.

Celui-là était un des soldats d’Ibn Zubayr.  Lors de l’attaque de l’armée de Yazid à la Mecque  il fut assassiné avec d’autres soldats d’ibn  Zubayr par la cible de la pierre lancée du mangonneau de l’armée de Yazid.

Abdallah Ibn Zubayr était un des ennemis mortels des Ahl ul Beit (as), à un point tel qu’il ne priait pas sur le Messager d’Allah (sawaws) afin de susciter le mécontentement de ses Ahl ul-Beit (pse).

Bladharî le fameux savant sunnite écrivit dans (Ansâb ûl-Ashrâf) :

« Un des plus grands actes détestables d’Abdallah Ibn Zubayr était d’avoir délaissé la prière sur le Messager d’Allah (sawaws) dans ses prêches. Lorsqu’on lui demanda la raison, il répondit : certains membres de la famille du Prophète (sawaws), sont de mauvaises personnes et lors qu’elles entendent mentionner son nom, elles se lèvent la tête et se sentent heureux. »

Source historique sunnite :

Ansâb ûl-Ashrâf, tome 7, page 133

كان من أعظم ما أنكر على عبد الله بن الزبير تركه ذكر رسول الله صلى الله عليه وسلم في خطبته، وقوله حين كلم في ذلك: إن له أهيل سوء إذا ذكر استطالوا ومدوا أعناقهم لذكره.

البلاذري، أحمد بن يحيى بن جابر (متوفاي279هـ)، أنساب الأشراف، ج 7، ص 133، طبق برنامه الجامع الكبير.

sunnisme.net / Ansâb ûl-Ashrâf, tome 7, page 133

sunnisme.net / Ansâb ûl-Ashrâf, tome 7, page 133

 

Pour prouver l’inimitié de Miswar Ibn Makhrama envers les Ahl ul Beit (as) il suffit de vous signaler que les Khawarijs avaient de bons liens avec lui et le considéraient comme étant un d’eux-mêmes.

Dhahabî le fameux savant omarite Chafiite Nassibi décrivit Miswar Ibn Makhrama ainsi :

« Les Khawarijs(les sortis de l’islam) l’accueillaient et le considéraient d’eux-mêmes. »

Source sunnite :

Sîyar Alâm n-Nûbalâ, tome 3, page 391

قال الزبير بن بكار: كانت [الخوارج] تغشاه وينتحلونه.

الذهبي، شمس الدين محمد بن أحمد بن عثمان، (متوفاي748هـ)، سير أعلام النبلاء، ج 3، ص 391، تحقيق: شعيب الأرناؤوط، محمد نعيم العرقسوسي، ناشر: مؤسسة الرسالة – بيروت، الطبعة: التاسعة، 1413هـ.

 

Il était également un des fans de Mu’awiya, de sorte qu’il priait sur lui, lors qu’il parlait ou entendait les gens parler de lui.

Dhahabî rapporta encore :

« Ourwa dit : Je n’ai entendu Miswar ne mentionner le nom de Mu’awiya sans qu’il ne prie sur lui. »

Source sunnite :

Siyar Alâm n-Nûbalâ, tome 3, page 392

قال عروة: فلم أسمع المسور ذكر معاوية إلا صلى عليه.

الذهبي، شمس الدين محمد بن أحمد بن عثمان، (متوفاي748هـ)، سير أعلام النبلاء، ج 3، ص 392، تحقيق: شعيب الأرناؤوط، محمد نعيم العرقسوسي، ناشر: مؤسسة الرسالة – بيروت، الطبعة: التاسعة، 1413هـ و تاريخ الإسلام ووفيات المشاهير والأعلام، ج 5، ص 246، تحقيق د. عمر عبد السلام تدمرى، ناشر: دار الكتاب العربي – لبنان/ بيروت، الطبعة: الأولى، 1407هـ – 1987م.

sunnisme.net / Siyar Alâm n-Nûbalâ, tome 3, page 392

sunnisme.net / Siyar Alâm n-Nûbalâ, tome 3, pages 391 & 392

 

Etant donné que nous vous avons déjà montré le récit rapporté dans sahih Muslim dans lequel Mu’awiya ordonne d’insulter l’Imam Ali (psl), peut-on croire en la véracité  du rapport de Miswar le fan de Mu’awiya à propos de l’Imam Ali (psl) ?

 

Ce qui est encore plus inacceptable et incroyable dans ce récit c’est que Miswar Ibn Makhrama raconte cette histoire mythique à l’Imam Sajjad (psl) lors que ce dernier vient d’être libéré d’arrestation de l’armée de Yazid et il est encore endeuillé par la tragédie du massacre de son père et ses frères à Karbala.

 « Ali Ibn Hussein rapporte que lors qu’ils se rendirent à Médine, sur l’ordre de Yazid Ibn Muawiya, après que fut tué Hussein Ibn Ali que la paix soit sur Lui, il rencontra al-Miswar Ibn Makhrama, qui lui dit … »

 

[Bukhari, H° 3110]

 

حَدَّثَهُ أَنَّ ابْنَ شِهَاب حَدَّثَهُ أَنَّ عَلِيَّ بْنَ حُسَيْن حَدَّثَهُ أَنَّهُمْ، حِينَ قَدِمُوا الْمَدِينَةَ مِنْ عِنْدِ يَزِيدَ بْنِ مُعَاوِيَةَ مَقْتَلَ حُسَيْنِ بْنِ عَلِيّ رَحْمَةُ اللَّهِ عَلَيْهِ لَقِيَهُ الْمِسْوَرُ بْنُ مَخْرَمَةَ فَقَالَ لَهُ….

البخاري الجعفي، محمد بن إسماعيل أبو عبدالله (متوفاي256هـ)، صحيح البخاري ج 3، ص 1132، ح2443، تحقيق د. مصطفى ديب البغا، ناشر: دار ابن كثير، اليمامة – بيروت، الطبعة: الثالثة، 1407 – 1987.

 

Est-ce que lors que l’Imam Zayn ûl-Âbidîn alayhi salam est endeuillé, un homme étant en bonne santé mentale se permettrait-il de lui faire mal en lui disant de tels propos ?

Est-ce une façon d’exprimer ses sincères condoléances au petit-fils du Messager de Dieu (sawaws) ? Est-ce une façon de consoler quelqu’un qui porte le deuil de sa famille massacrée ?

 

Un tel homme cruel et haineux envers les Ahl ul beit (as) est-il un narrateur fiable de hadiths prophétiques ?

 

 

II-L’incohérence entre l’âge de Miswar et cet événement mythique :

Une petite vérification de l’âge de Miswar lors de déroulement de cet événement mythique, nous démasque dans ce récit une autre contradiction allant à l’encontre de la vérité et de la logique.

Miswar Ibn Makhrama fut né en 02 hégirien lunaire à la Mecque et entra en 08 hégirien à Médine.

Par ailleurs les savants sunnites rapportèrent que la demande hypothétique de la fille d’Abou Jahl en mariage par l’Imam Ali (psl) se serait déroulée en 08 de l’hégire, ce qui signifie que Miswar Ibn Makhrama n’avait que 6 ans lors de cet ‘’événement’’.

Ibn Hajar Asqalânî écrivit dans al-Isâbat :

« Miswar fut né en 02 hégirien. Il vint à Médine au Mois de Dhil-Hajja après la conquête de la Mecque en 08 hégirien, alors qu’il n’était qu’un enfant de 6 ans. »

Source sunnite :

Al-Isâbat Fî Tamyiz Sahâbat, tome 6, page 94

 

قال يحيى بن بكير وكان مولده بعد الهجرة بسنتين وقدم المدينة في ذي الحجة بعد الفتح سنة ثمان وهو غلام أيفع بن ست سنين.

العسقلاني، أحمد بن علي بن حجر أبو الفضل الشافعي، الإصابة في تمييز الصحابة، ج 6، ص 94، تحقيق: علي محمد البجاوي، ناشر: دار الجيل – بيروت، الطبعة: الأولى، 1412 – 1992.

sunnisme.net / Al-Isâbat Fî Tamyiz Sahâbat, tome 6, page 94

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Il y a aussi deux autres points dans le récit de Miswar que si l’on prend en compte, le mensonge de ce narrateur se dénonce automatiquement :

  • Miswar Ibn Makhrama tombait très précocement Mouhtalim !

Dans le récit de Miswar rapporté dans Sahih Bukharî, Miswar dit :

« …Et à cette date-là je tombais mouhtalim… »

 

أخْطُبُ النَّاسَ فِي ذَلِكَ عَلَى مِنْبَرِهِ هَذَا وَأَنَا يَوْمَئِذ مُحْتَلِمٌ.

 

La question qui se pose c’est que : Si l’âge de l’Ihtilâm, et de la puberté est 15 ans, comment un enfant peut tomber mouhtalim à l’âge de 6 ans s’il ne s’agit pas de la masturbation, une maladie, ou tout simplement d’un mensonge ?

 

Ibn Hajar Asqalânî qui se rendit visiblement compte de cette problématique fondamentale, ferma comme d’habitude ses yeux sur la vérité en disant :

« il y a un problème avec la source de ce récit, car les historiens n’ont aucune divergence sur le fait que la naissance de Miswar eut lieu après l’hégire, et l’histoire de la demande de la main de la fille d’Abou Jahl par Ali (psl) eut lieu 6 ou 7 ans après la naissance de Miswar, alors comment est-ce possible que  Miswar soit tombé mouhtalim ?

Il se pourrait donc qu’il s’agisse de l’Ihtilâm dans son sens de thermologie qui signifierait le fait d’atteindre le bon sens [la raison], et Dieu le Tout-Puissant est le Savant Suprême. »

 

Source sunnite :

Tahdhib ût-Tahdhib tome 10 pages : 151 et 152

 

وهو مشكل المأخذ لان المؤرخين لم يختلفوا أن مولده كان بعد الهجرة وقصة خطبة علي كانت بعد مولد المسور بنحو من ست سنين أو سبع سنين فكيف يسمى محتلما فيحتمل انه أراد الاحتلام اللغوي وهو العقل والله تعالى أعلم.

العسقلاني الشافعي، أحمد بن علي بن حجر أبو الفضل (متوفاي852هـ)، تهذيب التهذيب، ج 10، ص 151، ناشر

دار الفكر – بيروت، الطبعة: الأولى، 1404 – 1984 م.

sunnisme.net / Tahdhib ût-Tahdhib tome 10 pages : 151 et 152

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Pour répondre à la question d’Asqalâni nous lui disons :

Premièrement : Cette théorie va à l’encontre de la thermologie et de la coutume et les sages ne l’acceptent aucunement.

Deuxièmement : en admettant que l’Ihtilâm signifie aussi {le bon sens}. Cela ne concerne guère Miswar Ibn Makhrama, car selon le récit rapporté par Mouslim, Même lors que Miswar était à Médine, il ne comprenait absolument pas les sujets simples et basiques de la vie quotidienne d’un musulman mature.

Exemple : il ne couvrait pas les membres intimes de son corps et cela lui était égal de se balader en étant tout nu !

Comment peut-on alors justifier sa maturité mentale dès ses 6 ans ?

 

« Miswar dit : je portai une pierre lourde, alors que j’étais vêtu par un linge léger. Le linge tomba mais j’avais toujours la pierre dans la main, je ne pus l’abandonner, je continuai donc jusqu’à ce que j’arrivât avec à sa place déterminé. Le Messager d’Allah (sawaws) dit : retourne vers ton habit,  reprends-le et ne marchez pas en état de nudité »

Source  sunnite :

Sahih Mouslim, tome 1,  Hadith N°341

 

عَنِ الْمِسْوَرِ بْنِ مَخْرَمَةَ، قَالَ أَقْبَلْتُ بِحَجَر أَحْمِلُهُ ثَقِيل وَعَلَىَّ إِزَارٌ خَفِيفٌ، قَالَ، فَانْحَلَّ إِزَارِي وَمَعِيَ الْحَجَرُ لَمْ أَسْتَطِعْ أَنْ أَضَعَهُ حَتَّى بَلَغْتُ بِهِ إِلَى مَوْضِعِهِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم «ارْجِعْ إِلَى ثَوْبِكَ فَخُذْهُ وَلاَ تَمْشُوا عُرَاةً ».

النيسابوري، مسلم بن الحجاج أبو الحسين القشيري (متوفاي261هـ)، صحيح مسلم، ج 1، ص 268، ح341، كتاب الحيض، باب الاِعْتِنَاءِ بِحِفْظِ الْعَوْرَةِ، تحقيق: محمد فؤاد عبد الباقي، ناشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت.

 

sunnisme.net / Sahih Mouslim, tome 1, Hadith N°341

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Troisièmement-Miswar le seul témoin de l’événement :

 

C’est étonnant que parmi tous les compagnons, il y n’a eu qu’un enfant de 6 ans étant confronté à l’impureté majeure comme le seul témoin de toute cette histoire.

Notre question aux omarites croyants en ces récits mensongers c’est que : que firent-ils les majeurs et les sages d’entre les compagnons lors que le Messager d’Allah (sawaws)  se rendit à la mosquée et prêcha contre l’Imam Ali (psl) ?

Pourquoi n’apprirent-ils pas et ne rapportèrent-ils pas cette narration s’il ne s’agit pas tout simplement d’un mensonge mal formé ?

 

III-Ce hadith contredit le coran !

Mis à part les problématiques exposées précédemment au sujet de ce hadith mensonger, lorsqu’on le présente au saint coran afin de l’évaluer, nous nous rendons immédiatement compte qu’il est en contradiction et incohérence totale avec le saint coran. Car le saint coran autorise clairement la multiplicité d’épouses en tenant l’homme à respecter certaines conditions :

« Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent… » {Nisâ, 3}

« فَانْكِحُوا ما طابَ لَكُمْ مِنَ النِّساءِ مَثْنى‏ وَ ثُلاثَ وَ رُباع‏ ». النساء/3.

 

Alors nous voyons bien que le Messager d’Allah appliqua cette consigne coranique,

Cela est une interprétation pratique de ce décret divin. Mais le hadith inventé par Miswar nous fait signe que le Messager d’Allah (sawaws) aurait interdit la multiplicité d’épouses à son gendre Ali (psl). Est-ce que le Messager d’Allah (sawaws) peut-il rendre illicite ce qu’Allah a rendu licite ?

La plus importante référence  pour évaluer la véracité d’un hadith est le saint coran.

Car il est rapporté dans les sources chiites et sunnites que le Messager d’Allah (sawaws) dit :

 

« Parmi les paroles qui me seront attribuées, celles qui ne contredisent pas le coran sont les miennes, et celles qui contredisent le coran ne sont pas de moi. »

 

Abou Youssef dans (Al-Radd Alal-Awzâï) écrivit :

« Le Messager d’Allah (sawaws) convoqua les juifs, et leur posa une question, alors ces derniers lui adressèrent la parole en mentant sur Issâ (Jésus). Le Messager d’Allah (sawaws) se rendit sur son Minbar et dit aux gens : Bientôt on m’attribuera des paroles {mensongères}, Parmi les paroles qui me seront attribuées, celles qui ne contredisent pas le coran sont les miennes, et celles qui contredisent le coran ne sont pas de moi. »

 

Source sunnite :

Al-Radd ‘Alal-Awzâï, tome 1, page 25

 

حدثنا بن أبي كَرِيمَةَ عن أبي جَعْفَرٍ عن رسول اللَّهِ صلى اللَّهُ عليه وسلم أَنَّهُ دَعَا الْيَهُودَ فَسَأَلَهُمْ فَحَدَّثُوهُ حتى كَذَبُوا على عِيسَى فَصَعِدَ النبي صلى اللَّهُ عليه وسلم الْمِنْبَرَ فَخَطَبَ الناس فقال إنَّ الحديث سَيَفْشُو عَنِّي فما أَتَاكُمْ عَنِّي يُوَافِقُ الْقُرْآنَ فَهُوَ عَنِّي وما أَتَاكُمْ عَنِّي يُخَالِفُ الْقُرْآنَ فَلَيْسَ عَنِّي.

الأنصاري، أبو يوسف يعقوب بن إبراهيم (متوفاي182هـ)، الرد على سير الأوزاعي، ج 1، ص 25، : تحقيق: أبو الوفا الأفغاني، ناشر: دار الكتب العلمية – بيروت؛

sunnisme.net / Al-Radd ‘Alal-Awzâï, tome 1, page 25

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Il est également rapporté par Abdulrahman Soyutî dans (Ad-Dûr ûl-Manthûr) et par Chukânî dans (Fath ûl-Qadir) :

 

« Ibn Abbas dit : ce qui contredit le coran, c’est des inspirations du Satan »

 

Sources sunnites :

Ad-Dûr ûl-Manthûr, tome 2, page 125

Fath ûl-Qadir, tome 1, page 109

أخرج ابن أبي حاتم عن ابن عباس قال: ما خالف القرآن فهو من خطوات الشيطان.

السيوطي، عبد الرحمن بن الكمال جلال الدين (متوفاي911هـ)، الدر المنثور، ج 2، ص 125، ذيل آيه 168 سوره بقره، ناشر: دار الفكر – بيروت – 1993؛

الشوكاني، محمد بن علي بن محمد (متوفاي1255هـ)، فتح القدير الجامع بين فني الرواية والدراية من علم التفسير، ج 1، ص 109، ناشر: دار الفكر – بيروت.

sunnisme.net / Ad-Dûr ûl-Manthûr, tome 2, page 125

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sunnisme.net / Fath ûl-Qadir, tome 1, page 109

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Abdalrazzaq San’âni écrivit également sur le sujet de la question aux  gens du livre :

« Abdallah Ibn Mas’oud dit : si vous les questionnez, regardez toujours le livre d’Allah, si leur {réponse} est conformée au livre d’Allah, prenez-la et si elle le contredit, rejetez-la »

 

Source sunnite :

Al-Moussannaf d’Abdalrazzaq, tome 6, page 112, Hadith N°1062

أخبرنا عبد الرزاق عن الثوري عن الأعمش عن عمارة عن حريث بن ظهير قال قال عبد الله لا تسألوا أهل الكتاب عن شيء فإنهم لن يهدوكم وقد ضلوا فتكذبوا بحق وتصدقوا الباطل وإنه ليس من أحد من أهل الكتاب إلا في قلبه تالية تدعوه إلى الله وكتابه كتالية المال و التالية البقية قال الثوري وزاد معن عن القاسم بن عبد الرحمن عن عبد الله في هذا الحديث قال إن كنتم سائليهم لا محالةفانظروا ما واطى كتاب الله فخذوه وما خالف كتاب الله فدعوه.

الصنعاني، أبو بكر عبد الرزاق بن همام (متوفاي211هـ)، المصنف، ج 6، ص 112، ح1062، تحقيق حبيب الرحمن الأعظمي، ناشر: المكتب الإسلامي – بيروت، الطبعة: الثانية، 1403هـ.

sunnisme.net / Al-Moussannaf d’Abdalrazzaq, tome 6, page 112, Hadith N°1062

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Conclusion :

En raison de sa contradiction avec le saint coran, le hadith inventé de Miswar est un mensonge à rejeter !

 

 

IV-Le Maître des croyants et Fatima que la paix soit sur eux ignoraient-ils  les décrets les concernant exclusivement ?

Ibn Hajar Asqalânî s’étant rendu compte de la contradiction du hadith inventé de Miswar, apporta une justification étrange et étonnante ; autrement dit (une excuse pire que la faute) :

« Ce qui m’est prouvé c’est qu’il est probable que ce décret concerne exclusivement le Prophète (sawaws) comme quoi ses gendres ne peuvent épouser une seconde femme par rapport à ses filles à Lui. »

Source sunnite :

Fath ûl-Bârî Sharh Sahih ûl-Bûkhârî, tome 9, page 270.

 

والذي يظهر لي أنه لا يبعد أن يعد في خصائص النبي صلى الله عليه وسلم أن لا يتزوج على بناته.

العسقلاني الشافعي، أحمد بن علي بن حجر أبو الفضل (متوفاي852 هـ)، فتح الباري شرح صحيح البخاري، ج 9، ص 329، تحقيق: محب الدين الخطيب، ناشر: دار المعرفة – بيروت.

sunnisme.net / Fath ûl-Bârî Sharh Sahih ûl-Bûkhârî, tome 9, page 270.

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La question qui se pose ici c’est que : est-il possible que Fatima et l’Emir des croyants alayhima salam aient ignoré  totalement un décret qui les concernait en toute exclusivité ?

Ali (psl) est celui qui a accompagné le Prophète (sawaws) dans chaque moment de la vie de ce dernier comme le confirme-t-il lui-même  dans le sermon de Qâsi’a :

« Certes, vous connaissez ma position de parenté proche  et relation particulière avec le Prophète d’Allah (sawaws.). Quand j’étais seulement un enfant, il m’a pris en charge. Il avait l’habitude de me serrer contre sa poitrine et me mettre à côté de lui dans son lit, ce qui portait son corps près du mien et me laissait sentir son parfum. Il avait l’habitude de mâcher quelque chose et me nourrir avec. Il n’a pas trouvé de mensonges dans ma parole, ni d’erreurs dans mes actions… J’avais l’habitude de le suivre comme un ombre qui suit son corps. Chaque jour, il me montrait sous la forme d’une bannière certains de ses caractères moraux en me commandant de le suivre. »

 

وَقَدْ عَلِمْتُمْ مَوْضِعِي مِنْ رَسُولِ اللَّهِ (صلى ‏الله‏ عليه ‏وآله) بِالْقَرَابَةِ الْقَرِيبَةِ وَ الْمَنْزِلَةِ الْخَصِيصَةِ وَضَعَنِي فِي حَجْرِهِ وَ أَنَا وَلِيدٌ يَضُمُّنِي إِلَى صَدْرِهِ وَ يَكْنُفُنِي فِي فِرَاشِهِ وَ يَمُسُّنِي جَسَدَهُ وَ يُشِمُّنِي عَرْفَهُ وَ كَانَ يَمْضَغُ الشَّيْ‏ءَ ثُمَّ يُلَقِّمُنِيهِ وَ مَا وَجَدَ لِي كِذْبَةً فِي قَوْلٍ وَ لَا خَطْلَةً فِي فِعْلٍ… وَلَقَدْ كُنْتُ أَتَّبِعُهُ اتِّبَاعَ الْفَصِيلِ أَثَرَ أُمِّهِ يَرْفَعُ لِي فِي كُلِّ يَوْمٍ مِنْ أَخْلَاقِهِ عَلَماً وَ يَأْمُرُنِي بِالِاقْتِدَاءِ بِه‏…

 

Est-il possible qu’une personne ignore les décrets le concernant exclusivement, alors qu’elle suivait le Prophète (sawaws) comme l’ombre suit le corps ?

 

 

V-Cette histoire mythique va à contresens de l’histoire authentique :

Conformément aux récits existants dans les livres sunnites, la demande de la main de la fille d’Abou Jahl par l’Imam Ali (psl) était historiquement impossible. Nous vous en citons quelques points :

Premièrement : La fille d’Abou Jahl ne se convertit qu’après la conquête de la Mecque :

La fille dont les sunnites prétendent que la main aurait été demandée par l’Imam Ali (psl) s’appelle Jouwayra qui ne s’est convertie à l’islam qu’après la conquête de la Mecque par les musulmans.

Au court de cet événement elle ainsi que d’autres femmes telle que celle de son frères furent contraintes à se convertir à l’islam.

Muhammad Ibn S’ad écrivit au sujet de la conversion de Jouwayra :

«Le jour de la conquête, se convertit Oum Hakim la fille de Harith Ibn Hisham, la femme de ‘Akrama Ibn Abou Jahl. Se rendit auprès du Messager d’Allah (sawaws) et lui prêta allégeance. Jouwayra la fille d’Abou Jahl se convertit à l’islam et ‘Itâb Ibn Aboul ‘Ays Ibn Oumayya l’épousa, ensuite Abân Ibn Saïd Ibn Âss Ibn Oumayya l’épousa mais n’a pas eu d’enfant d’elle. »

Source sunnite :

Tabaqât ûl-Kûbrâ d’Ibn Sa’d, tome 10, page 249

لما كان يوم الفتح أسلمت أم حكيم بنت الحارث بن هشام امرأة عكرمة بن أبي جهل وأتت رسول الله صلى الله عليه وسلم فبايعته، جويرية بنت أبي جهل… أسلمت وبايعت وتزوجها عتاب بن أسيد بن أبي العيص بن أمية ثم تزوجها أبان بن سعيد بن العاص بن أمية فلم تلد له شيئا.

الزهري، محمد بن سعد بن منيع أبو عبدالله البصري (متوفاي230هـ)، الطبقات الكبرى، ج 8، ص 262، ناشر: دار صادر – بيروت.

 

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sunnisme.net / Tabaqât ûl-Kûbrâ d’Ibn Sa’d, tome 10, page 249

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Ibn Abdalbar et Mezzî confirmèrent que ni elle et ni son mari n’émigrèrent jamais à Médine avant le martyre du Messager d’Allah (sawaws) :

« ‘Itâb resta gouverneur de la Mecque, jusqu’au décès de l’envoyé d’Allah (sawaws). »

Sources sunnites :
Al-Estî’ab Fî Ma’rifati As-hab, tome 03, page 1024
Tahdhîb ul-Kamâl, tome 19, page 283

… فلم يزل عتاب أميرا على مكة حتى قبض رسول الله صلى الله عليه وسلم.

القرطبي، يوسف بن عبد الله بن محمد بن عبد البر (متوفاي463 هـ)، الاستيعاب في معرفة الأصحاب، ج 3، ص 1024، تحقيق: علي محمد البجاوي، ناشر: دار الجيل – بيروت، الطبعة: الأولى، 1412هـ؛
المزي، يوسف بن الزكي عبدالرحمن أبو الحجاج (متوفاي742هـ)، تهذيب الكمال، ج 19، ص 283، تحقيق: د. بشار عواد معروف، ناشر: مؤسسة الرسالة – بيروت، الطبعة: الأولى، 1400هـ – 1980م

sunnisme.net / Al-Estî'ab Fî Ma'rifati As-hab, tome 03, page 1024

sunnisme.net / Al-Estî’ab Fî Ma’rifati As-hab, tome 03, page 1024

 

sunnisme.net / Tahdhîb ul-Kamâl, tome 19, page 283

sunnisme.net / Tahdhîb ul-Kamâl, tome 19, page 283

 

 

Par conséquents, le mythe de la demande de la main de Jouwayra par l’Emir des croyants (psl), est un mensonge qui contredit à la fois les éléments historiques réels ainsi que la situation conjugale de Jouwayra après sa conversion.

Deuxièmement : L’islam et la foi ne pénétrèrent point dans le cœur de Jouwayra :

Le Maître des croyants (psl) dit à propos de ceux qui faisaient semblant d’être convertis à l’islam au cours de la conquête de la Mecque :
« Par Celui qui fendit la graine et créa les êtres vivants, ils ne se convertirent pas à l’islam, mais firent semblant de se soumettre et cachèrent leur mécréance et lors qu’ils trouvèrent des souteneurs, ils l’annoncèrent.»

Source :
Nahj ul-Balâgha, 16ème  lettre

فَوَ الَّذِي فَلَقَ الْحَبَّةَ وَ بَرَأَ النَّسَمَةَ مَا أَسْلَمُوا وَ لَكِنِ اسْتَسْلَمُوا وَ أَسَرُّوا الْكُفْرَ فَلَمَّا وَجَدُوا أَعْوَاناً عَلَيْهِ أَظْهَرُوهُ.
نهج البلاغه، فيض الإسلام، نامه 16.

 

Jouwayra est une d’entre ceux qui furent forcés par l’épée à accepter l’islam lors de la conquête de la Mecque et elle n’accepta pas l’islam volontairement et n’a donc jamais cru en véracité de la religion divine.

La preuve en est que le jour-même lors qu’elle entendit l’appel à la prière effectué par Bilal, elle prononça des propos prouvant sa mécréance perpétuelle :

Blâdharî et Abuk Fidâ écrivirent :

« A midi du jour de la conquête de la Mecque, Le Messager d’Allah (sawaws) ordonna à Bilal de faire l’appel à la prière sur le toit de la K’aba, les gens de Qurayche furent montés sur les montagnes, certains demandaient l’amnistie et d’autres ont cru (se convertirent). Lors que Bilal annonça : ‘’J’atteste que Muhammad est l’Envoyé de Dieu’’, Jouwayra dit : ‘’Allah fit  bénéficier mon père de sa grâce en ne le faisant pas entendre le braiment de Bilal’’»

Source sunnite

An-Ansâb ul-Ashraf, tome 1, page 452

ولما جاء وقت الظهر أمر رسول الله صلى الله عليه وسلم بلالا أن يؤذن على ظهر الكعبة وقريش فوق الجبال، فمنهم من يطلب الأمان، ومنهم من قد أمن، فلما أذن وقال: أشهد أن محمدا رسول الله، قالت جويرية بنت أبي جهل: لقد أكرم الله أبي حين لم بشهد نهيق بلال فوق الكعبة

البلاذري، أحمد بن يحيى بن جابر (متوفاي279هـ)، أنساب الأشراف، ج 1، ص 157؛
ابن الجوزي، أبو الفرج عبد الرحمن بن علي بن محمد (متوفاي 597 هـ)، الوفا بأحوال المصطفى، ج 1، ص 332، تحقيق: مصطفى عبد القادر عطا، ناشر: دار الكتب العلمية – بيروت، الطبعة: الأولى، 1408هـ ـ 1988م؛
أبو الفداء عماد الدين إسماعيل بن علي (متوفاي732هـ)، المختصر في أخبار البشر، ج 1، ص 97، طبق برنامه الجامع الكبير.

sunnisme.net / An-Ansâb ul-Ashraf, tome 1, page 452

sunnisme.net / An-Ansâb ul-Ashraf, tome 1, page 452

 

Comment est-il donc possible que l’âme du Messager d’Allah (sawaws)  demande une telle mécréante en mariage ?

 

Troisièmement : Jouwayra considérait son père Abou Jahl comme un prophète !

Encore selon les sources de la secte omarite, Jouwayra croyait qu’Allah avait également proposé la prophétie à son père Abou Jahl, toutefois ce dernier avait refusé la proposition divine afin d’éviter la division dans sa communauté !

Arzaqî dans « Akhbâr ul-Maqqa », Wâqedî dans « Kitâb ûl-Maghâzî » et Halabî dans « As-Sîrat al-Halabîya» écrivirent :

« Jouwayra dit : certes vint à mon père ce qui vint à Muhammad en ce qui concerne la prophétie, toutefois il le refusa et ne voulut pas la division dans sa communauté »

Source sunnite :

Akhbâr ûl-Maqqa Wa Mâ Jâ-à Fîhâ Min al-Âthâr, tome 1, page 384

 

ولقد جاء إلى أبي الذي كان جاء إلى محمد من النبوة فردها ولم يرد خلاف قومه.

الأزرقي، أبو الوليد محمد بن عبد الله بن أحمد (متوفاي250 هـ)، أخبار مكة وما جاء فيها من الأثار، ج 1، ص 275، تحقيق رشدي الصالح ملحس، ناشر: دار الأندلس للنشر – بيروت – 1996م- 1416هـ؛
الواقدي، أبو عبد الله محمد بن عمر بن واقد (متوفاي207 هـ)، كتاب المغازي، ج 2، ص 273، تحقيق: محمد عبد القادر أحمد عطا، ناشر: دار الكتب العلمية – بيروت / لبنان، الطبعة: الأولى، 1424 هـ – 2004 م؛
الحلبي، علي بن برهان الدين (متوفاي1044هـ)، السيرة الحلبية في سيرة الأمين المأمون، ج 2، ص 386، ناشر: دار المعرفة – بيروت – 1400.

 

Comment est-il donc possible que l’âme du Messager d’Allah (sawaws) demande une telle mécréante en mariage ?

 

Quatrièmement : Jouwayra avait la haine de l’assassin de son père :

L’Imam Ali (psl) est celui qui tua Abou Jahl et l’envoya en enfer.

Ce qui fit que ses proches, notamment sa fille aient naturellement la haine du Maître des croyants (psl) sauf s’ils se convertissaient pour de vrai à l’islam, ce qui n’était pas le cas de Jouwayra.

L’histoire nous témoigne qu’elle continua à haïr l’Imam Ali (psl), après la conquête de la Mecque :

« Jouwayra dit : Certes, Allah remonta le nom de Muhammad, et nous prierons, mais nous n’aimons pas celui qui tua nos chers. »

Source sunnite :

Akhbâr ûl-Maqqa Wa Mâ Jâ-à Fîhâ Min al-Âthâr, tome 1, page 384

 

قالت: لقد رفع الله ذكر محمد وأما نحن فسنصلي ولكنا لا نحب من قتل الأحبة.

الأزرقي، أبو الوليد محمد بن عبد الله بن أحمد (متوفاي250 هـ)، أخبار مكة وما جاء فيها من الأثار، ج 1، ص 275، تحقيق رشدي الصالح ملحس، ناشر: دار الأندلس للنشر – بيروت – 1996م- 1416هـ؛
ابن الجوزي، أبو الفرج عبد الرحمن بن علي بن محمد (متوفاي 597 هـ)، الوفا بأحوال المصطفى، ج 1، ص 332، تحقيق: مصطفى عبد القادر عطا، ناشر: دار الكتب العلمية – بيروت، الطبعة: الأولى، 1408هـ ـ 1988م؛
الحلبي، علي بن برهان الدين (متوفاي1044هـ)، السيرة الحلبية في سيرة الأمين المأمون، ج 3، ص 55، ناشر: دار المعرفة – بيروت – 1400.

sunnisme.net / Akhbâr ûl-Maqqa Wa Mâ Jâ-à Fîhâ Min al-Âthâr, tome 1, page 384

sunnisme.net / Akhbâr ûl-Maqqa Wa Mâ Jâ-à Fîhâ Min al-Âthâr, tome 1, page 384

 

 

Est-il logiquement imaginable que la personne la plus sage après le Messager d’Allah (sawaws) demande en mariage une telle mécréante qui le haïssait ?

Oui dans le dogme de la secte sunnite, aucun mythe n’est impossible tant que cela rabaisse le Messager de Dieu (sawaws), ainsi que les gens de sa demeure en arrangeant les savants sectaires et les tyrans qui les prostituent !

 

 

VI-Othmân réunit la fille du Messager d’Allah (sawaws) et celle de l’ennemi d’Allah :

Dans le fameux mensonge de Miswar authentifié et rapporté par Muslim et Bukhârî, les majouss, le Prophète (sawaws) aurait manifesté son mécontentement de l’Emir des croyants (psl) en disant :

« Ce n’est pas moi qui vais rendre licite ce qui est illicite, ou illicite ce qui est licite, mais par Dieu ! La fille du Messager de Dieu et celle de l’ennemi de Dieu ne pourront jamais se trouver réunies [sous la même protection maritale].»


Source sunnite:

Sahih Bûkhârî, Hadith N°3110

 

… وَإِنِّي لَسْتُ أُحَرِّمُ حَلاَلاً وَلاَ أُحِلُّ حَرَامًا وَلَكِنْ وَاللَّهِ لاَ تَجْتَمِعُ بِنْتُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَبِنْتُ عَدُوِّ اللَّهِ أَبَدًا.

البخاري الجعفي، محمد بن إسماعيل أبو عبدالله (متوفاي256هـ)، صحيح البخاري ج 3، ص 1132، ح2443، تحقيق د. مصطفى ديب البغا، ناشر: دار ابن كثير، اليمامة – بيروت، الطبعة: الثالثة، 1407 – 1987.

 

Et dans le deuxième récit il est rapporté que le Messager d’Allah (sawaws) aurait dit :

« Par Dieu ! La fille du Messager de Dieu et celle de l’ennemi de Dieu ne pourront jamais se trouver réunies [sous la même protection maritale]. C’est  après cela qu’Ali prit du recul»

Source sunnite :

Sahih Bûkhârî, hadith 3525

… وَاللَّهِ لاَ تَجْتَمِعُ بِنْتُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَبِنْتُ عَدُوِّ اللَّهِ عِنْدَ رَجُل وَاحِد

البخاري الجعفي، محمد بن إسماعيل أبو عبدالله (متوفاي256هـ)، صحيح البخاري، ج 3، ص 1364 ح 3523، كتاب فضائل الصحابة، ب 16، باب ذِكْرُ أَصْهَارِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مِنْهُمْ أَبُو الْعَاصِ بْنُ الرَّبِيعِ، تحقيق د. مصطفى ديب البغا، ناشر: دار ابن كثير، اليمامة – بيروت، الطبعة: الثالثة، 1407 – 1987.

 

L’inventeur de ce mythe avait oublié qu’en inventant ce récit, avant de pouvoir dégrader le statut de l’Imam Ali (psl), il démolit et détruit le statut de son idole Othmân, car les sunnites omarites prétendent que ce dernier était également le gendre du Prophète (sawaws). Un autre mythe que nous avons précédemment réfuté.

En admettant que leur prétention soit véridique, Othmân le maudit avait à plusieurs reprises réuni les filles du Messager d’Allah (sawaws) et celles des ennemis d’Allah :

Il réunit Ramla et Ruqayya :

 

Ramlat Bint Shayba est une des épouses d’Othmân avec laquelle il se maria lors qu’il était encore à la Mecque et ils émigrèrent ensemble à Médine.

Ibn Abdalbar écrivit à ce sujet :

« Ramlat fille de Shayba Ibn Rabi’a était une des émigrantes qui émigra avec son époux Othmân Ibn Affan. »

 

Sources sunnites :

Al-Esti’âb, page 1846, N°3345

Al-Wâfî Bil Wafiyat, tome 14, page 98

:

رملة بنت شيبة بن ربيعة كانت من المهاجرات هاجرت مع زوجها عثمان بن عفان.

إبن عبد البر، يوسف بن عبد الله بن محمد (متوفاي463هـ)، الاستيعاب في معرفة الأصحاب، ج 4، ص 1846، تحقيق علي محمد البجاوي، ناشر: دار الجيل – بيروت، الطبعة: الأولى، 1412هـ؛

الصفدي، صلاح الدين خليل بن أيبك (متوفاي764هـ)، الوافي بالوفيات، ج 14، ص 98، تحقيق أحمد الأرناؤوط وتركي مصطفى، ناشر: دار إحياء التراث – بيروت – 1420هـ- 2000م.

sunnisme.net / Al-Esti’âb, page 1846, N°3345

sunnisme.net / Al-Esti’âb, page 1846, N°3345

 

sunnisme.net / Al-Wâfî Bil Wafiyat, tome 14, page 98

sunnisme.net / Al-Wâfî Bil Wafiyat, tome 14, page 98

 

Shayba est un des mécréants qui fut exterminé alors qu’il était en train de combattre l’islam dans la bataille de Badr comme l’écrivit Ibn Hajar :

« Ramlat fille de Shayba Ibn Rabi’a Ibn Abd Shams al-‘Abshamiya dont le père fut assassiné dans la bataille de Badr, tout en étant mécréant. »

Source sunnite :

Al-Isâbat, tome 8, page 85

 

رملة بنت شيبة بن ربيعة بن عبد شمس العبشمية قتل أبوها يوم بدر كافرا.

العسقلاني، أحمد بن علي بن حجر أبو الفضل الشافعي، الإصابة في تمييز الصحابة، ج 7، ص 654، 11186، تحقيق: علي محمد البجاوي، ناشر: دار الجيل – بيروت، الطبعة: الأولى، 1412 – 1992.

 

Par ailleurs lors de l’émigration d’Othmân à Medine, Ramlat lui était déjà mariée comme Ibn Hajar précisa par la suite :

« Abou Omar le mentionna et dit : Elle fut une des émigrantes et émigra avec son époux Othmân. »

Source sunnite :

Al-Isâbat, tome 8, page 85

sunnisme.net / Al-Isâbat, tome 8, page 85

sunnisme.net / Al-Isâbat, tome 8, page 85

رملة بنت شيبة بن ربيعة بن عبد شمس العبشمية قتل أبوها يوم بدر كافرا ذكرها أبو عمر فقال: كانت من المهاجرات هاجرت مع زوجها عثمان بن عفان.

العسقلاني، أحمد بن علي بن حجر أبو الفضل الشافعي، الإصابة في تمييز الصحابة، ج 7، ص 654، 11186، تحقيق: علي محمد البجاوي، ناشر: دار الجيل – بيروت، الطبعة: الأولى، 1412 – 1992.

 

Elle continua à être mariée à Othmân jusqu’à la fin de la vie de ce tyran comme le confirma Shaybânî :

« Othmân fut éliminé, alors que Ramlat Bint Shayba était chez lui »

Source sunnite :

Al-Kâmil Fî t-Târîkh, tome 3, page 75

… وقتل عثمان وعنده رملة بنت شيبة

الكامل في التاريخ، : أبو الحسن علي بن أبي الكرم محمد بن محمد بن عبد الكريم الشيباني (متوفاي: 630هـ، ج 3، ص 75، ناشر: دار الكتب العلمية – بيروت – 1415هـ، الطبعة: ط2، تحقيق: عبد الله القاضي

sunnisme.net / Al-Kâmil Fî t-Târîkh, tome 3, page 75

sunnisme.net / Al-Kâmil Fî t-Târîkh, tome 3, page 75

 

 

Les savants sunnites osèrent écrire que Ruqayya était épouse d’Othmân au même temps que Ramlat ! Ibn Athir écrivit dans « Assad ul-Ghâbat » :

« Lors qu’Othmân se convertit à l’islam, Le Prophète (sawaws) lui maria sa fille Ruqayya, ensuite les deux (Othmân et son épouse) émigrèrent à Habasha (l’Éthiopie), ensuite retournèrent à la Mecque et ré-émigrèrent à Médine. »

 

Source sunnite :

Assad ul-Ghâbat,  pages 825 &  826

 

ولما أسلم عثمان زوجّه رسول الله صلى الله عليه وسلم بابنته رقية وهاجرا كلاهما إلى أرض الحبشة الهجرتين ثم عاد إلى مكة وهاجر إلى المدينة.

الجزري، عز الدين بن الأثير أبي الحسن علي بن محمد (متوفاي630هـ)، أسد الغابة في معرفة الصحابة، ج 3، ص 607، تحقيق عادل أحمد الرفاعي، ناشر: دار إحياء التراث العربي – بيروت / لبنان، الطبعة: الأولى، 1417 هـ – 1996 م؛

sunnisme.net / Assad ul-Ghâbat, pages 825 & 826

sunnisme.net / Assad ul-Ghâbat, pages 825 & 826

 

De plus, Othmân épousa Omm ûl-Banîn Bint ‘Ayina et Fatima Bint al-Walid Ibn Abd Shams dont les pères étaient tous les deux mécréants et ennemis d’Allah !

Si les sunnites croient que selon le récit de Miswar le menteur c’est Haram (illicite) de réunir la fille du Messager d’Allah et celle de l’ennemi d’Allah sous le même toit et la même autorité maritale, pourquoi le Messager d’Allah ne n’en empêcha pas Othmân ?

Les sunnites sont obligés donc de confirmer que soit le mythe de la demande de la fille d’Abou Jahl est un mensonge infondé, soit Othmân n’a jamais épousé les filles du Prophète (sawaws), soit il commit un acte haram en épousant les filles du Messager d’Allah et les réunissant sous le même toit que celles des ennemis d’Allah !

VII-La croyance en ce récit, nécessite l’attribution d’une erreur au saint être de l’Envoyé de Dieu (sawaws) :

En plus de tous les arguments par lesquels nous avons exposé la fausseté de ce récit, il faut considérer qu’il dégrade avant tout le statut du noble Prophète (sawaws). Car comme nous venons de l’expliquer, il est permis à tout homme musulman remplissant les conditions nécessaires, de se remarier et d’avoir au même temps 4 épouses. Mais selon ce mythe, le Messager d’Allah étant d’une moralité éminente comme le confirma le saint coran, se serait rendu à la mosquée tout en étant fâché contre Ali (psl) de sorte qu’il tirait son manteau par terre et aurait dit : ‘’Si Ali veut épouser la fille d’Abou Jahl, qu’Il divorce d’abord ma fille !’’

Sayyed Mortadha (ra) le grand érudit musulman chiite écrivit à ce sujet :

« Par Allah, il y a plus de blasphèmes envers le Prophète (sawaws) dans ce maudit récit qu’envers le Maître des croyants (psl) et personne n’a inventé ce récit sauf un apostat voulant invectiver les deux, ou un nassibi haineux voulant calmer sa rage en se référant à ses principes de médisances et démolitions.

Puisque les narrateurs n’ont pas de divergence sur le fait que c’est Allah Ta’âlâ qui décida le mariage de l’Emir des croyants (psl) avec Fatima la reine des femmes que les bénédictions d’Allah soient sur eux deux. Et que le Messager d’Allah (sawaws) refusa les demandes de tous les compagnons et dit :  »Je ne marie Fatima à Ali, sans qu’Allah ne la lui marie dans son ciel. »

Et nous savons qu’Allah l’Exempt ne lui choisit pas un mari d’entre ceux qui ne la correspondaient pas, qui la courrouçaient et attristaient.

Et ceci est le plus fort argument exposant le mensonge de narrateur de ce mythe. »

Source islamique :

Tanziha al-Anbîyâ, page 220

 

فوالله ان الطعن على النبي صلى الله عليه وآله بما تضمنه هذا الخبر الخبيث، أعظم من الطعن على أمير المؤمنين عليه السلام وما صنع هذا الخبر إلا ملحد قاصد للطعن عليهما، أو ناصب معاند لا يبالي ان يشفي غيظه بما يرجع على أصوله بالقدح والهدم، على أنه لا خلاف بين أهل النقل أن الله تعالى هو الذي اختار أمير المؤمنين عليه السلام لنكاح سيدة النساء صلوات الله وسلامه عليها، وأن النبي ( صلى الله عليه وآله ) رد عنها جلة أصحابه وقد خطبوها وقال  » صلى الله عليه وآله « : اني لم أزوج فاطمة عليا ( عليه السلام ) حتى زوجها الله إياه في سمائه، ونحن نعلم أن الله سبحانه لا يختار لها من بين الخلائق من غيرها ويؤذيها ويغمها، فإن ذلك من أدل دليل على كذب الراوي.

 

المرتضي علم الهدي، أبو القاسم علي بن الحسين بن موسى بن محمد بن موسى بن إبراهيم بن الإمام موسى الكاظم عليه السلام (متوفاي436هـ)، تنزيه الأنبياء، ص220، ناشر: دار الأضواء ـ بيروت، 1409هـ – 1989 م.

 

Haythamî l’omarite rapporta ce récit au sujet du mariage céleste d’Ali et Fatima (as) :

« Le Messager de Dieu (sawaws) dit : Certes Allah m’ordonna de marier Fatima à Ali. »

Le commentaire du compilateur :

« Les rapporteurs dans la chaîne de transmission de ce hadith sont fiables et Tabarânî l’a également rapporté. »

Source sunnite : Majma’ uz’Zawâéd, tome 9, pages 240 & 241.

إن الله أمرني أن أزوج فاطمة من علي

الراوي: عبدالله بن مسعود المحدث: الهيثمي – المصدر: مجمع الزوائد – الصفحة أو الرقم: 9/240

خلاصة حكم المحدث: رجاله ثقات

sunnisme.net / Source sunnite : Majma’ uz’Zawâéd, tome 9, pages 240 & 241.

sunnisme.net / Source sunnite : Majma’ uz’Zawâéd, tome 9, pages 240 & 241.

sunnisme.net / Le mariage céleste d'Ali et Fatima (as)

sunnisme.net / Le mariage céleste d’Ali et Fatima (as)

 

 

VIII-Le mariage de la fille du Messager d’Allah (sawaws) avec un polythéiste :
Comme nous l’avons lu plus haut dans le récit de Bukhârî, L’Envoyé de Dieu promit que sa fille et celle de l’ennemi de Dieu ne se réunissait jamais sous la même autorité maritale :

«…La fille du Messager de Dieu et celle de l’ennemi de Dieu ne pourront jamais se trouver réunies [sous la même protection maritale]. »

Source sunnite :
Sahih Bukhari, Hadith N°3110

 

… وَاللَّهِ لاَ تَجْتَمِعُ بِنْتُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَبِنْتُ عَدُوِّ اللَّهِ أَبَدًا.

البخاري الجعفي، محمد بن إسماعيل أبو عبدالله (متوفاي256هـ)، صحيح البخاري ج 3، ص 1132، ح2443، تحقيق د. مصطفى ديب البغا، ناشر: دار ابن كثير، اليمامة – بيروت، الطبعة: الثالثة، 1407 – 1987.

 

Nous rappelons que ce récit commence déjà par accuser le Messager d’Allah (sawaws) d’avoir donné sa fille Zaynab à un polythéiste, autrement dit Il aurait fait réunir sa fille avec un ennemi de Dieu. Alors que selon la suite du même hadith, Il aurait empêché Ali (psl) de faire réunir sa fille avec une « musulmane » dont le père était polythéiste.
Nous demandons donc aux sunnites de nous expliquer comment est-il possible que le Prophète (sawaws) interdise de faire réunir sa fille avec une fille pseudo-musulmane dont le père était l’ennemi de Dieu, alors que lui-même aurait marié sa fille directement à un pur ennemi de Dieu comme il est précisé au début du récit de Miswar ?

«… Puis il a mentionné un gendre à Lui, appartenant aux Bani Abd Shams, et fit son éloge au sujet des rapports d’alliance qui le liaient à lui. Après quoi il avait dit : Il m’a parlé et a été sincère ; il m’a promis et a tenu promesse…»

Source Sunnite :

Sahih Bukhâri, Hadith N°3110

… ثُمَّ ذَكَرَ صِهْرًا لَهُ مِنْ بَنِي عَبْدِ شَمْس فَأَثْنَى عَلَيْهِ فِي مُصَاهَرَتِهِ إِيَّاهُ قَالَ  » حَدَّثَنِي فَصَدَقَنِي و َوَعَدَنِي فَوَفَى لِي.

البخاري الجعفي، محمد بن إسماعيل أبو عبدالله (متوفاي256هـ)، صحيح البخاري ج 3، ص 1132، ح2443، تحقيق د. مصطفى ديب البغا، ناشر: دار ابن كثير، اليمامة – بيروت، الطبعة: الثالثة، 1407 – 1987.

 

 

«… Le Messager d’Allah (sawaws) dit : j’acceptai que Aboul Ass Ibn Rabi soit mon gendre, parce qu’il était sincère et franc. Sachez-le ; Fatima est une partie de Moi, et je déteste qu’on la courrouce… »

Source sunnite :

Sahih Bukhâri, hadith 3525

… أَمَّا بَعْدُ أَنْكَحْتُ أَبَا الْعَاصِ بْنَ الرَّبِيعِ، فَحَدَّثَنِي وَصَدَقَنِي.

البخاري الجعفي، محمد بن إسماعيل أبو عبدالله (متوفاي256هـ)، صحيح البخاري، ج 3، ص 1364 ح 3523، كتاب فضائل الصحابة، ب 16، باب ذِكْرُ أَصْهَارِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مِنْهُمْ أَبُو الْعَاصِ بْنُ الرَّبِيعِ، تحقيق د. مصطفى ديب البغا، ناشر: دار ابن كثير، اليمامة – بيروت، الطبعة: الثالثة، 1407 – 1987.

 

Il est important de savoir que l’époux de Zaynab se présentait activement dans les batailles menées par les associationnistes contre les musulmans et il se fit même interpellé à deux reprises par ces derniers, mais il resta sur son polythéisme jusqu’au traité de la Hudaybiya

Conclusion :

En prenant en compte toutes ces réfutations foudroyantes, cela devient clair et net que l’histoire de la demande de la fille d’Abou Jahl par l’Emir des croyants, est un mythe inventé et développé par les Omeyyades afin de faire passer l’Imam Ali (psl) pour un complice des califes usurpateurs et ainsi de faire croire aux gens que ‘’si Abou Bakr fit du mal à Fatima, Ali fit la même chose à elle’’.  Sauf qu’ils ne peuvent pas cacher la vérité de la colère de Fatima (as) contre Abou Bakr et Omar  par des mythes similaires et nous avons dénoncé leur gros mensonge par l’aide d’Allah et par nos longues recherches dans des différents ouvrages sunnites.

Lors que les omeyyades se rendirent compte que la colère de Fatima (as) contre les califes usurpateurs détruisait le fondement de leur dynastie et donc la religion de leurs adeptes, ils se mirent à embaucher et prostituer des menteurs tels qu’Ibn Shahab Zahrî et Miswar Ibn Makhrama afin de salir l’image du meilleur de la création après le Prophète (sawaws) en le mettant au même niveau qu’Omar, Abubakr et Othmân.

Louange à Allah qui nous désigna parmi ceux qui s’attachèrent à la wilayat de l’émir des croyants que les bénédictions d’Allah soient sur lui.

الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِی جَعَلَنَا مِنَ الْمُتَمَسِّکِینَ بِوِلاَیَةِ أَمِیرِ الْمُؤْمِنِینَ عَلیِّ بنِ أَبِی طالِب وَ الْأَئِمَّةِ عَلَیْهِمُ السَّلاَمُ.

Que la bénédiction et la miséricorde d’Allah soient sur ceux qui ont choisi et suivi le droit chemin.

L’Islam véridique est le chiisme

Cheikh ul-Islam Ismaïl Safavî,

Sunnisme.net

Jeudi, le 22 déc. 2016

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