Le néo-akhbarimse : l’Imam Ali (psl) a permis de dire « Si Ali le veut » !

Après avoir réfuté le raisonnement bidon des ignorants néo-akhbarîs du net basé sur la fausse traduction d’un hadith par laquelle ils justifiaient la permission de dire « l’on a le choix entre l’expression « Si Dieu le veut » et l’expression « Si Ali le veut! », ils se sont cette fois-ci basés sur un hadith rare, équivoque voire même allant à contresens de nos croyances fondamentales et étant SANS chaîne de transmission pour justifier leur expression hérétique et polythéiste « Si Ali le veut !  »

Il s’agit du hadith suivant :

L’Imam Ali (psl) :

…Ne faites pas la différence entre nous. Et lorsque nous voulons, Allah veut. Et lorsque nous refusons, Allah refuse… ! [01]

 فلا تفرقوا بيننا ، ونحن إذا شئنا شاء الله وإذا كرهنا كره الله

 

L’analyse et la réfutation :

Premièrement : 

De toute évidence la volonté des Infaillibles (pse) ne va pas à contresens de celle d’Allah et elle est totalement conforme et soumise à celle d’Allah le Créateur, comme l’Imam al-Mahdi (psl) réfute la croyance des ghulats Moufawwidha [02] (les exagérateurs mandataires) en disant à Kâmil Ibn Ibrâhim :
Et tu es venu me questionner au sujet des Moufawwidha, Ils mentent ! Nos cœurs sont les récipients de la volonté d’Allah. Alors lorsqu’Il veut, nous voulons. Et Allah dit : vous ne voulez, à moins qu’Allah veuille[03][04]

قَالَ: وَ جِئْتَ تَسْأَلُهُ عَنِ الْمُفَوِّضَةِ كَذَبُوا بَلْ قُلُوبُنَا أَوْعِيَةٌ لِمَشِيئَةِ اللَّهِ فَإِذَا شَاءَ اللَّهُ شَيْئاً شِئْنَا وَ اللَّهُ يَقُولُ‌ ما تَشاؤُنَ إِلَّا أَنْ يَشاءَ اللَّهُ

 

L’explication :
L’Imam al-Mahdi (psl) réfute les Moufawwidha dans ce hadith en insistant sur le fait que ce qu’Allah veut, ils veulent aussi et face à la volonté d’Allah, ils n’ont pas de volonté et de décision indépendantes.

Il est aussi rapporté de l’Imam Kazem (psl) qu’il dit :

Certes, Allah a engagé les cœurs des Imams dans la voie de Sa volonté, Alors lorsque Dieu veut quelque chose, ils le veulent aussi et c’est la parole d’Allah qui dit :  vous ne voulez, à moins qu’Allah veuille.[05]

 

حدثنا محمد بن جعفر قال حدثنا محمد بن احمد عن احمد بن محمد السياري عن فلان عن أبي الحسن (عليه السلام) قال: إن الله جعل قلوب الائمة موردا لارادته فاذا شاء الله شيئا شاؤه وهو قوله وما تشاؤن إلا يشاء الله رب العالمين

Les points que nous devons retenir de la parole de l’Imam al-Mahdi et celle de l’Imam Al-Kazem que la paix soit sur eux :

-Les cœurs des êtres humains sont récipients à volonté divine ou satanique.

-Les Imams sont Infaillibles, parce que la volonté des Gens de la demeure prophétique est celle d’Allah, ce qui garantit leur infaillibilité.

-Si Allah ne veut pas une chose, les Imams ne peuvent pas la vouloir.

-La volonté de l’Imam (psl) ne devance pas la volonté d’Allah et ne se retarde pas non plus par rapport à celle d’Allah. Nous devons donc maîtriser nos désirs et conformer notre volonté à celle des Imams (pse), c’est à dire ne les devançons pas dans les croyances, dires, et actes et ne soyons pas en retard par rapport à eux dans les croyances, dires et actes. Et surtout nous ne devons pas leur attribuer des mérites que ni Allah leur a attribués et ni eux-mêmes se sont attribués.

c’est lorsqu’Allah veut une chose que les Ahl ul Beit la veulent aussi et ce n’est pas lorsque les Ahl ul Beit (pse) veulent une chose qu’Allah la veut aussi. Toutefois les Ahl ul Beit ne veulent jamais à moins qu’Allah veuille.

 

Deuxièmement : 

Les Gens de la demeure prophétique que la paix soit sur eux se désavouent des idiots exagérateurs mandataires et les maudissent ouvertement :

Dans un hadith d’une chaîne de transmission solide il est rapporté de l’Imam Ali (psl) qu’il dit au sujet des ghulats (exagérateurs) qui lui donnaient des attributs divins :

Ô Allah, je me désavoue des exagérateurs comme ‘Îssâ Ibn Maryam se désavoue des chrétiens. Ô Allah déçois les éternellement ! Et ne soutiens personne d’entre eux ! [06]

 

وعنه ، قال : أخبرنا الحسين بن عبيد الله ، عن علي بن محمد العلوي ، قال : حدثنا أحمد بن عمر بن إبراهيم بن هاشم ، عن أبيه ، عن جده إبراهيم ابن هاشم ، عن أبي أحمد الأزدي ، عن عبد الصمد بن بشير ، عن سعد بن طريف ، عن الأصبغ بن نباتة ، قال : قال أمير المؤمنين عليه‌السلام : اللهم إني برئ من الغلاة كبراءة عيسى بن مريم من النصارى ، اللهم اخذلهم أبدا ، ولا تنصر منهم أحدا.

Dans un autre hadith rapporté de l’Imam Sadeq (psl) il dit :

Que Dieu maudisse ‘Abdallah Ibn Saba qui attribuait la divinité à l’Émir des croyants. Par Allah, l’Émir des croyants était un serviteur soumis à Allah, Malheur à ceux qui mentent sur nous, le groupe qui dit de nous ce que nous-mêmes ne disons pas de nous. Nous les désavouons devant Allah ! Nous les désavouons devant Allah ! [07]

 

محمد بن قولويه عن سعد عن ابن يزيد ومحمد بن عيسى عن علي بن مهزيار عن فضالة بن أيوب الازدي عن أبان بن عثمان قال : سمعت أبا عبدالله  يقول : لعن الله عبدالله بن سبا إنه ادعى الربوبية في أمير المؤمنين ، وكان والله أمير المؤمنين  عبدا لله طائعا ، الويل لمن كذب علينا ، وإن قوما يقولون فينا مالا نقوله في أنفسنا ، نبرأ إلى الله منهم ، نبرأ إلى الله منهم

 

troisièmement : 

Selon la méthodologie d’analyse de hadiths dans l’islam duodécimain qui est d’ailleurs enseignée dans une long narration par l’Imam Sadeq (psl) à son compagnon Omar Ibn Hanzala : les hadiths peuvent être contradictoires, inventés ou/et falsifiés, ou/et peuvent comme les versets du saint coran être Muhkamât [sans équivoque] ou être Mutashâbihât [pouvant prêter à l’interprétations diverses]. C’est pourquoi dans le chiisme il est indispensable de se référer aux juristes connaisseurs de hadiths et remplissant les critères déterminés par les Ahl ul Beit (pse) pour leur demander des explications et des éclaircissements sur les hadiths contradictoires, équivoques, falsifiés et inventés :

Thiqat ul-Islam Koulaynî rapporta dans son livre al-Kâfî :

Il est rapporté par Muhammad Ibn Yahya de Muhammad Ibn Hussein, de Muhammad Ibn ‘Îssâ de Safvân Ibn Yahya de Dâvoud Ibn Hussein d’Omar Ibn Hanzalah qu’il dit: « [Une fois,] je demandai à Aba Abdallah l’Imam Sadeq (psl) au sujet de deux hommes parmi nos compagnons [Chiites]; entre lesquels un conflit au sujet d’une dette ou d’un héritage s’était produit et ils avaient donc porté leurs plaintes auprès du dirigeant [de cette époque] ou des magistrats, employés par ce même dirigeant. Avaient-ils agi justement? » L’imam répondit: « Quiconque dépose une plainte – légitime ou illégitime-, auprès d’un juge qui est employé par ce dirigeant aura porté son affaire auprès du Tyran [Satan] et le verdict rendu sera considéré comme illicite/illégitime, même si c’est le plein droit de l’un des deux partis [de recevoir son dû]; car Allah Omnipotent a annoncé:  » Ils veulent prendre pour juge le Tagut, alors que c’est en lui qu’on leur a commandé de ne pas croire. [08]

Je demandai: « Que doivent-ils donc faire, dans ce cas-là ? » L’Imam répondit: « Ils doivent se diriger vers celui qui, parmi vous-mêmes [les Chiites] est le narrateur de nos hadiths et qui fait attention à nos « Licites » et à nos « Illicites », et qui est au courant des Commandements Divins que nous avons communiqués. Ils doivent accepter son verdict, car je l’ai nommé comme votre juge et arbitre. Donc, si un tel individu donne un verdict selon nos Commandements, et que l’un des deux partis concernés ne l’accepte pas , cet homme n’aura pas respecté Allah et aura rejeté nos Commandements; et celui qui rejette [nos paroles] et nous rejette, aura rejeté la Parole Divine; et ce sera comme s’il était entré dans la frontière du Polythéisme  »

Je demandai : « Et si chacun d’eux choisissait un homme parmi nos Chiites et qu’ils acceptaient que ces deux hommes donnent chacun leur verdict et comme par
hasard, ces derniers donnaient deux verdicts différents, et qu’ils avaient une divergence d’opinion au sujet de vos hadiths, que doivent-ils faire dans ce cas-là ? » L’Imam répondit: « Le verdict juste et correct appartient à celui qui est le plus juste d’entre eux, et [qui est considéré comme] le plus savant, le plus véridique et le plus pieux. Et ils ne doivent plus faire attention au verdict de l’autre homme. »

Je demandai : « Et si tous deux étaient approuvés par les autres Chiites, et qu’aucun n’était supérieur à l’autre ?

L’Imam me répondit: « Il faut faire attention à ce qu’ils rapporteront de nous; il faudrait alors accepter le hadith qui serait approuvé et accepté unanimement, par tous nos compagnons [Chiites] et il prévaudra; il faudrait donc abandonner le hadith qui est « rare » et qui n’est guère « célèbre » parmi tes compagnons; car il ne devrait point y avoir un doute quelconque au sujet d’un hadith qui est unanimement accepté par tout le monde. [Sache que] toutes les affaires sont divisées en trois groupes:
1- L’affaire dont la véracité est bien évidente et manifeste et qu’on devrait suivre.
2- L’affaire qui est manifestement fausse et qu’on devrait laisser de côté.
3- L’affaire qui comporte des choses ambiguës; pour ces choses, il faudrait se référer à Allah et à Son Prophète [et leur obéir].
Le Messager d’Allah avait dit: une chose est « licite » évidente, et une autre est « illicite » évidente et une chose est ambiguë se trouvant entre les deux. [Ainsi donc,] quiconque se retient [s’abstient] des affaires ambiguës sera sauvé de tout ce qui est « illicite »; et quiconque accepte les choses ambiguës sera coupable d’un comportement « illicite »; par conséquent il ira à sa Perdition. »

Je demandai: « Et si les deux hadiths étaient célèbres et provenaient de vous
[illustres Imams], et que des narrateurs connus comme dignes de confiance, les avaient rapportés, que faire dans ce cas-là ? »
L’Imam me répondit: celui qui est en accord avec le Commandement du Livre et de la Tradition (sunna) doit être accepté, et celui qui n’est pas en accord avec le Commandement du Livre et de la Tradition, mais en accord avec le verdict de la ‘Âmma [des omarites] doit être rejeté/abandonné. »
Je demandai: « Que je vous sois sacrifié ! Et si [par hasrad,] ces deux juristes proclamaient que leurs verdicts étaient basés sur leur Connaissance du Livre d’Allah et de la Tradition et que nous voyions que l’un de ces hadiths était en accord avec le verdict de la ‘Âmma, tandis que l’autre était en contradiction avec le verdict de la ‘Âmma, lequel doit être pris en considération ? L’Imam me répondit: « Celui qui est en contradiction avec le verdict de la ‘Âmma doit être accepté; car la Direction et la Vérité se trouvent dans ce verdict-là. »
J’ajoutai: « Que je vous sois sacrifié ! Et si tous les deux hadiths [bien que différents] étaient en accord avec le verdict de la ‘Âmma, que doit-on faire alors? » L’Imam dit: « Il faudrait ignorer le verdict qui se penche sur les inclinations des dirigeants et des juges. Il faudrait alors choisir l’autre verdict. » Je demandai [encore]: « Et si tous les deux hadiths étaient en accord avec les inclinations et les tendances des dirigeants … ? » L’Imam me répondit: « Si jamais une telle chose arrive, vous devriez alors attendre pour pouvoir rencontrer votre Imam; car, dans le cas des ambiguïtés, il vaut mieux faire une pause et donner un intervalle que tomber dans une erreur fatale et sans retour. »[09]

محمد بن يحيى، عن محمد بن الحسين، عن محمد بن عيسى، عن صفوان بن يحيى، عن داود بن الحصين، عن عمر بن حنظلة قال: سألت أبا عبد الله عليه السلام عن رجلين من أصحابنا بينهما منازعة في دين أو ميراث فتحاكما إلى السلطان وإلى القضاة أيحل ذلك؟ قال: من تحاكم إليهم في حق أو باطل فإنما تحاكم إلى الطاغوت، وما يحكم له فإنما يأخذ سحتا، وإن كان حقا ثابتا له، لأنه أخذه بحكم الطاغوت، وقد أمر الله أن يكفر به قال الله تعالى:  » يريدون أن يتحاكموا إلى الطاغوت وقد أمروا أن يكفروا به « .
قلت: فكيف يصنعان؟ قال: ينظران [إلى] من كان منكم ممن قد روى حديثنا ونظر في حلالنا وحرامنا وعرف أحكامنا فليرضوا به حكما فإني قد جعلته عليكم حاكما فإذا حكم بحكمنا فلم يقبله منه فإنما استخف بحكم الله وعلينا رد والراد علينا الراد على الله وهو على حد الشرك بالله.
قلت: فإن كان كل رجل اختار رجلا من أصحابنا فرضيا أن يكونا الناظرين في حقهما، واختلفا فيما حكما وكلاهما اختلفا في حديثكم؟
قال: الحكم ما حكم به أعدلهما وأفقههما وأصدقهما في الحديث وأورعهما ولا يلتفت إلى ما يحكم به الآخر، قال: قلت: فإنهما عدلان مرضيان عند أصحابنا لا يفضل واحد منهما على الآخر؟
قال: فقال: ينظر إلى ما كان من روايتهم عنا في ذلك الذي حكما به المجمع عليه من أصحابك فيؤخذ به من حكمنا ويترك الشاذ الذي ليس بمشهور عند أصحابك فإن المجمع عليه لا ريب فيه، وإنما الأمور ثلاثة: أمر بين رشده فيتبع، وأمر بين غيه فيجتنب، وأمر مشكل يرد علمه إلى الله وإلى رسوله، قال رسول الله صلى الله عليه وآله: حلال بين وحرام بين وشبهات بين ذلك، فمن ترك الشبهات نجا من المحرمات ومن أخذ بالشبهات ارتكب المحرمات وهلك من حيث لا يعلم.
قلت: فإن كان الخبران عنكما مشهورين قد رواهما الثقات عنكم؟
قال: ينظر فما وافق حكمه حكم الكتاب والسنة وخالف العامة فيؤخذ به ويترك ما خالف حكمه حكم الكتاب والسنة ووافق العامة، قلت: جعلت
فداك أرأيت إن كان الفقيهان عرفا حكمه من الكتاب والسنة ووجدنا أحد الخبرين موافقا للعامة والآخر مخالفا لهم بأي الخبرين يؤخذ؟
قال: ما خالف العامة ففيه الرشاد.
فقلت: جعلت فداك فإن وافقهما الخبران جميعا.
قال: ينظر إلى ما هم إليه أميل، حكامهم وقضاتهم فيترك ويؤخذ بالآخر.
قلت: فإن وافق حكامهم الخبرين جميعا؟
قال: إذا كان ذلك فارجه حتى تلقى إمامك فإن الوقوف عند الشبهات خير من الاقتحام في الهلكات.
Certaines leçons importantes concernant notre sujet, que nous devons tirer de ce hadith lumineux de l’Imam Sadeq (psl) :
1-Il faut distinguer le vrai du faux et le bien du mal uniquement en acceptant le verdict rendu par l’Infaillible (psl).
2-En cas d’absence de l’Imam, il faut chercher son verdict en se référant aux narrateurs experts de hadiths (aux juristes) qui distinguent bien le licite de l’illicite selon le dogme et la charia divins : Ils doivent se référer au narrateur de nos hadiths et qui fait attention à nos « Licites » et à nos « Illicites », et qui est au courant des Commandements Divins que nous avons communiqués. C’est ce que les néo-akhbaris refusent de faire en se croyant dispensés de consulter les connaisseurs de hadiths et en se considérant déjà connaisseurs et narrateurs de hadiths en lisant quelques hadiths trouvés grâce au net et à Google.
3-En cas de contradiction entre deux hadiths, le ‘Ilm Rijâl (l’étude sur les profils du compilateur / juriste et des narrateurs) est un des moyens et une des méthodes de distinguer le hadith authentique et solide du hadith faible, falsifié ou/inventé et l’Imam (psl) sous-ligne l’importance de vérifier le profil des narrateurs finaux du récit ainsi que ses rapporteurs, d’accepter la narration des rapporteurs et des narrateurs les plus fiables, savants et véridiques et d’ignorer celle de ceux qui sont faibles et moins fiables : « Le verdict juste et correct appartient à celui qui est le plus juste d’entre eux, et [qui est considéré comme] le plus savant, le plus véridique et le plus pieux. Et ils ne doivent plus faire attention au verdict de l’autre homme. » 
C’est ce que les ignorants néo-akhbaris rejettent totalement en prétendant que le ‘Ilm Rijâl version chiite est « maudit » et une invention en provenance des opposants. C’est pourquoi ils se basent sur un hadith rare contredisant tous nos hadiths authentiques dont les exemples ci-dessus, et n’ayant d’ailleurs pas de chaîne de transmission ! Autrement dit : l’on ne sait pas qui en sont les rapporteurs durant les milles ans d’intervalle entre l’époque de Cheikh Muhammad Taqî Majlessî le père du narrateur final du récit (ra) et celle de l’Imam Ali (psl) !
4-Contrairement à la délire des noé-akhbaris consistant au fait que dans les recueils chiites de récits il n’y a pas de hadith faux et falsifié, l’Imam Sadeq (psl) sous-entend que les hadiths se divisent en trois groupes comme tout autre chose : vrais, faux, ambiguë (équivoque ou/et falsifié) :
Il faut faire attention à ce qu’ils rapporteront de nous… [Sache que] toutes les affaires sont divisées en trois groupes:
1- L’affaire dont la véracité est bien évidente et manifeste et qu’on devrait suivre.
2- L’affaire qui est manifestement fausse et qu’on devrait laisser de côté.
3- L’affaire qui comporte des choses ambiguës; pour ces choses, il faudrait se référer à Allah et à Son Prophète [et leur obéir].
En admettant que le hadith en question dont les néo-akhbaris se basent sur un passage pour justifier la permission de dire « Si Ali le veut », ne soit pas faux, mais qu’il soit ambiguë, il ne faut absolument pas le prendre en référence car dans un tel cas : il vaut mieux faire une pause et donner un intervalle que tomber dans une erreur fatale et sans retour. »
Conclusion : 
1-Selon les hadiths des Imams Infaillibles (pse), c’est lorsqu’Allah veut une chose que les Ahl ul Beit la veulent aussi et ce n’est pas lorsque les Ahl ul Beit (pse) veulent une chose qu’Allah la veut aussi. Toutefois les Ahl ul Beit ne veulent jamais à moins qu’Allah veuille.
Donc c’est impossible qu’Allah ne veuille d’abord pas une chose, mais que tout d’un coup les Ahl ul Beit la veuillent et qu’ensuite Allah change sa volonté en la conformant à celle de ses créatures en voulant la même chose qu’elles.
Cela c’est une accusation envers les Ahl ul Beit (pse) qu’ils soient accusés de vouloir indépendamment une chose avant qu’Allah ne la veuille !
Donc c’est correct et indispensable de dire « In Shâ-Allah = Si Dieu le veut » et c’est incorrect et illicite de dire : « In Shâ Ali = Si Ali le veut » 
2-Le hadith en question est rare et contredit notre tawhid basé sur les hadiths concordants et authentiques. En se référant aux autres récits concernant le sujet de la volonté d’Allah et celle des Imams (pse) et au récit d’Omar Ibn Hanzala, nous nous rendons compte que le hadith en question n’est pas prenable. il n’arrange que les exagérateurs mandataires. Et les Ahl ul Beit (pse) désavouent ce groupe égaré et polythéiste ! 
3-La chaîne de transmission du hadith en question est coupée et il n’est pas possible de vérifier les profils des éventuels rapporteurs comme il est demandé dans le récit d’Omar Ibn Hanzala. Il n’est donc pas prenable.
4-En admettant que le hadith en question ne soit pas faux mais qu’il soit ambiguë, il ne faut absolument pas le prendre en référence, car d’une part  il y a pleins de hadiths authentiques qui clarifient véridiquement le sujet de la volonté d’Allah et celle des Imams (pse) sans contredire le tawhîd islamique et d’autre part si ces hadiths authentiques et concordants n’existaient pas, nous devrions toujours nous abstenir de nous référer à un tel hadith ambiguë : dans le cas des ambiguïtés, il vaut mieux faire une pause et donner un intervalle que tomber dans une erreur fatale et sans retour. »
Nous ne voyons donc pas en quoi certains néo-akhbaris suiveurs de leurs passions avaient besoin de fouiller Bihâr ul-Anwâr, de sélectionner et sortir un tel hadith faible, rare et ambiguë s’il n’y a pas un problème dans leur tawhîd et s’ils ne veulent pas corrompre le tawhîd des autres ignorants de la communauté !

Dieu est plus grand, Dieu est plus grand, Dieu est plus grand, point de divinité autre que Dieu, Dieu est plus grand, à Dieu la louange ! 
Louange à Dieu qui nous a dirigés à cela, nous a fait connaître Ses Elus et Ses ennemis et nous a fait réussir la visite à nos Imams, et qui ne nous a pas placés parmi les récalcitrants, les Nawassîbs, ni parmi les exagérateurs mandataires, ni avec ceux qui doutent et qui n’en font pas assez ![10]

اللَّهُ أَكْبَرُ اللَّهُ أَكْبَرُ [اللَّهُ أَكْبَرُ] لا إِلَهَ إِلا اللَّهُ وَ اللَّهُ أَكْبَرُ وَ لِلَّهِ الْحَمْدُ الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِي هَدَانَا لِهَذَا وَ عَرَّفَنَا أَوْلِيَاءَهُ وَ أَعْدَاءَهُ وَ وَفَّقَنَا لِزِيَارَةِ أَئِمَّتِنَا وَ لَمْ يَجْعَلْنَا مِنَ الْمُعَانِدِينَ النَّاصِبِينَ وَ لا مِنَ الْغُلاةِ الْمُفَوِّضِينَ وَ لا مِنَ الْمُرْتَابِينَ الْمُقَصِّرِينَ

 

Louange à Allah qui nous désigna parmi ceux qui s’attachèrent à la wilayat de l’Émir des croyants, ainsi que celle des Imams Infaillibles que les bénédictions d’Allah soient sur eux.

الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِی جَعَلَنَا مِنَ الْمُتَمَسِّکِینَ بِوِلاَیَةِ أَمِیرِ الْمُؤْمِنِینَ عَلیِّ بنِ أَبِی طالِب وَ الْأَئِمَّةِ عَلَیْهِمُ السَّلاَمُ

Que la bénédiction et la miséricorde d’Allah soient sur ceux qui ont choisi et suivi le droit chemin.

L’Islam véridique est le chiisme

Cheikh ul-Islam Ismaïl Safavî,

Sunnisme.net

Vendredi, le 03 août 2018

Explications et références :

[01]-Bihâr ul-Anwâr, tome 26, page 07

[02]-Les moufawwida sont ceux qui croient qu’après la création de l’univers, Allah a confié sa volonté et sa décision aux Imams (pse) et ces derniers interviennent indépendamment dans les affaires de l’univers.

[03]-Sain coran, sourate Takvîr, verset 29

[04]-Kashf ul-Ghumma d’Ibn Abu al-Fath ul-Arbalî, tome 3, page 303
Al-Ghayba de Cheikh Toucî, tome 1, page 247
Hidâyat ul-Kubrâ de Hussein Ibn Hamdân al-Khaçîbî, tome 1, page 359
Bihâr ul-Anwâr de ‘Allâma Majlessî, tome 25, page 337

[05]-Tafsîr al-Qommi, tome 2, page 409

[06]-Al-Amâlî de Cheikh Toucî, tome 1, page 650

[07]-Bihâr ul-Anwâr, tome 25, page 286

[08]-Saint coran, sourate Niçâ, verset 60

[09]-Al-Kâfî, tome 1, page 68

[10]-Mafatih ul-Jinân, chapitre de la ziyarat de l’Imam al-Mahdi (psl)

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Comments

  1. Le sujet est très clair, mais les néo-akhbaris s’abstiennent d’utiliser leur ‘aql, ils pensent apparemment que c’est interdit de méditer sur les créatures, Or selon l’islam il est interdit de méditer le Créateur, mais obligatoire de méditer les Infaillibles, car en méditant d’Allah, on n’arrivera pas à Le connaître et on finira par se perdre, et on peut atteindre la connaissance d’Allah uniquement en connaissant ses signes et les plus grands signes d’Allah sont les Ahl ul Beit (pse).
    Les Ahl ul Beit (pse) sont des créatures soumises à leur Créateur Allah le Tout-Puissant. Ils veulent la même chose que leur Créateur, c’est à dire lorsque le Créateur veut une chose, ils la veulent aussi, car ils sont soumis au Créateur. Et ce n’est pas lorsqu’ils veulent une chose qu’Allah la veut aussi, car c’est eux qui sont soumis à Allah et ce n’est pas Allah qui est soumis à eux ! Donc déjà ils ne veulent pas une chose avant qu’Allah ne la veuille. Car ils sont soumis et Infaillibles. Une fois qu’Allah l’aura voulue, ils la voudront automatiquement et sans interrogation, car ils sont SOUMIS à Allah !
    Donc c’est impossible qu’Allah ne veuille d’abord pas une chose, mais que tout d’un coup les Ahl ul Beit la veuillent et qu’en suite Allah change sa volonté en la soumettant à celle de ses créatures en voulant la même chose qu’elles.
    Cela c’est une accusation envers les Ahl ul Beit (pse) qu’ils soient accusés de vouloir indépendamment une chose avant qu’Allah ne la veuille !
    L’Imam al-Mahdi (psl) précise bien que la volonté des Ahl ul Beit (pse) ne devance pas celle d’Allah !

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