Le sunnisme : Le débat de cheikh Deedat avec les chiites

Depuis quelques années, l’histoire mensongère des chaussures d’un savant sunnite omarite nommé {Deedat} circule comme un phénomène de désinformation parmi les sunnites francophones privés de bonne éducation et d’enseignement religieux, sur les réseaux sociaux pour les éloigner encore plus du droit chemin et les ramener vers les dangereux gouffres d’extrémisme !

Les sectaires extrémistes sunnites doivent d’abord au moins apprendre et attribuer un nom correct, ayant du sens en arabe ou possible de prononcer en français à ce fameux cheikh, héros d’histoire mythique de chaussures, ensuite ils peuvent évidemment, grâce à la liberté d’expression, lui attribuer une telle histoire mensongère par leurs fortes imaginations dégénérées !

sunnisme.net / Le débat mythique de Deedat avec les chiites

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Au 21ème siècle en tant que fidèles de l’islam véridique, nous nous sentons tenus à aider les jeunes sunnites à se débarrasser  d’un faux islam inventé par les  savants nassibis et à découvrir la vraie histoire du vrai islam en les invitant de lire les textes historiques qui ne se trouvent évidemment ni sur YouTube ni sur Facebook  mais dans les livres historiques.

Cette histoire mythique de débat, inventée par les élèves soi-disant malins d’Ibn Taymiya sur Facebook est en fait similaire à une autre qui a eu lieu en réalité, entre un savant chiite et les savants des quatre écoles sunnites omarites il y a 700 ans et ce en Iran.

Nous vous la rapportons dans le texte ci-dessous pour que vous compreniez que l’histoire des chaussures de Deedat est  une falsification de l’histoire de l’islam :

Le débat entre Allâmah Helli (rh) et les savantes omarites auprès du Sultan Muhammad Khodabandeh :

Dans le Charh de « Man Lā Yahzoroh ul-Faqīh » il est rapporté qu’un jour Le Sultan Muhammad Khodabandeh se mit en colère  contre sa femme et  d’un seul coup la divorça 3 fois (le triple divorce) mais très tôt il  regretta,  rassembla donc les juristes et leur demanda leur avis par rapport à ce problème. Ils lui dirent : il n’y a aucune solution sauf si d’abord un Mohallel (quelqu’un d’autre excepté le Sultan) se marie avec elle.

Le Sultan  dit : vous avez toujours de différents avis sur de différentes questions juridiques mais sur celle-ci vous n’avez aucun autre que cela ?

Ils lui répondirent : non.                                                               

A ce moment-là un des ministres du sultan étant éventuellement chiite, lui  dit : dans la ville de Hillah il y a un savant chiite nommé Allâmah Helli qui considère ce divorce invalide. Convoquez-le peut-être qu’il pourra résoudre le problème.

Les savants sunnites dirent : Allâmah est d’une secte  égarée nommée rafidhisme.  Les rafidhis sont idiots et ce n’est donc pas convenable à la dignité du sultan de recevoir ce genre de personnes.

Le sultan leur répondit : cela ne nous coûtera rien de le convoquer.

Lors qu’Allâmah (rh) s’y rendit par l’ordre du Sultan, les savants des quatre écoles sunnites étaient déjà présents à l’assemblé du sultan. Lorsqu’il  entra, sans panique  prit ses chaussures dans la main et  dit à voix  haute : « Assalamou alaykoum ». Et puis s’adressa directement vers le Le sultan et s’assit à côté de lui. Les savants sunnites présents dans le majlis adressèrent la parole au sultan : est ce que nous ne vous avons pas prévenu que les chiites sont idiots et stupides ?

Le Sultan leur dit : demandez-lui la raison de ses actions.               

Ils demandèrent à Allâmah (rh) : pourquoi tu ne t’es pas prosterné devant le sultan et n’as pas appliqué la formule de respect ?

Allâmah (rh)  dit : Le Prophète (sawaws) était supérieur à tous les sultans mais personnes ne s’est prosterné devant Lui, mais ils L’ont salué et Allah Ta’ala aussi a dit dans le Coran : « lorsque vous entrez dans les demeures, saluez-vous les uns les autres, les salutations venants d’Allah, bénies et agréables. La sourate NUR/ verset 61 ». Par ailleurs d’après nous et vous il n’est permis de se prosterner pour personnes d’autres qu’Allah.

Ils lui demandèrent : pour quoi tu as manqué de respect et tu t’es assis à côté du sultan ?

Il leur dit : parce qu’il n’y avait pas d’autre place pour m’asseoir et d’ailleurs un sultan et un individu ordinaire sont égaux et donc je n’ai pas manqué de respect à sultan. Ils lui demandèrent : pourquoi tu as pris tes chaussures dans la main en entrant ? Est-ce que quelqu’un de sage ferait une telle action irrespectueuse en face du sultan ?

Allâmah leur dit : comme Abu Hanifa a volé les chaussures du Prophète (sawaws), j’ai eu peur que les hanafites volent aussi les miennes .

Les savants sunnites hanafites furent choqués de ce dire et crièrent : mais Abu Hanifa est né cent ans après le décès du Prophète (sawaws) !

Cette fois-ci Allâmah  dit : excusez-moi j’ai eu tort, sûrement c’était Shâfii le voleur des chaussures du Prophète (sawaws).

Les savants chafiites s’exaspérèrent et dirent : mais imam Shâfii est né le jour du décès d’Abu Hanifa et deux cent ans après celui du Prophète (sawaws).

Allâmah (rh) dit : éventuellement c’était Malik.

A leur tour les savants malikites s’y objectèrent et  dénièrent la prétention d’Allâmah en évoquant que leur imam n’a pas vu le jour non plus à l’époque du Messager d’Allah (sawaws). Allâmah dit : évidemment c’était Ahmad Ibn Hanbal le voleur.

Les savants hanbalites dénièrent également.

A ce moment-là Allâmah (rh) s’adressa au sultan et lui  dit : ô sultan tu as su qu’aucun des fondateurs de ces quatre écoles sunnites ne vivait ni à l’époque du Prophète(sawaws), ni à celle des compagnons, la désignation d’Abu Hanifa, Malik, Shâfii et Ahmad Ibn Hanbal en tant que juristes et  chefs du madhab vient de leur innovation, de sorte que si l’un des savants présents dans ce madjlis  était plus savant et méritant que ces quatre, les sunnites lui donneraient jamais le droit d’émettre une fatwa différente de celle de ces quatre-là.

A ce moment-là le sultan  demanda aux savants sunnites : est-ce que c’est vrai qu’aucun des chefs de vos écoles n’a vu le jour à l’époque du Prophète (sawaws) ?

Ils lui répondirent : oui, aucun d’entre eux n’a vécu à l’époque du Messager de Dieu (sawaws).

Ensuite Allâmah (rh) dit : nous sommes chiites et nous suivons le Maître des croyants Imam Ali (psl) qui est l’âme du Prophète (sawaws), son frère, son cousin, et son successeur légitime.

 Le Sultan constata la véracité du madhab d’Allâmah (rh) et lui demanda : « quel est l’avis du chiisme sur le divorce fait par moi ? »

Allâmah (rh) lui dit : est-ce que le sultan a fait ce divorce dans trois majlis et à la présence de deux témoins justes ?

Le Sultan  dit : non

Allâmah  dit : dans ce cas-là le divorce fait par le sultan est invalide, parce qu’il n’a pas eu les conditions requises.

Ensuite le sultan se convertit à l’islam authentique chiite par Allâmah Helli (rh) et  envoya un ordre aux gouverneurs et aux cheikhs des territoires sous sa domination, leur ordonnant de précher et  de fabriquer les pièces en mentionnant le nom des douze Imams (as) et de graver leur nom sur les murs des mosquées et  des mausolées des Imams (as).

 

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Oldjaïtou ou Uljaytu (en mongol Ölziït), aussi connu sous le nom persan de Muhammad Khodabandeh (persan محمد خدابنده – اولجایتو ), né en 1280, mort le 16 décembre 1316, prince mongol descendant de Gengis Khan, membre de la dynastie des Houlagides, est le huitième ilkhan de Perse de 1304à sa mort.

Les Grands Khans des Mongols sont alors les empereurs de Chine Kubilai Khan (r. 1260-1294), fils de Tolui, et Temur Khan (r. 1294-1316), petit-fils de Kubilai.

sunnisme.net / Oldjaïtou ou Uljaytu (en mongol Ölziït)

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Texte historique traduit par Cheikh ul-Islam Ismaïl Safavî

L’Islam véridique est le chiisme

sunnisme.net

Samedi, le 17 Déc. 2016

 

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